Il parait que le ridicule ne tue pas et pourtant parfois je crois bien que ça mériterait. Mon Dieu, il y a des fois où je crois que je me fais peur de me voir si crédule ou inattentif, alors je marche pas, je cours et après je saute à pieds joints. Si avec ça j’ai pas le record, je sais plus quoi dire.
J’adore le poker et même si je ne joue pas souvent, j’aime beaucoup regarder les émissions qui retransmettent ces parties alors je m’installe, je me cale et j’essaie de suivre, de deviner, d’anticiper le meilleur coup qui emportera la mise…
Jusque là, rien de grave me direz-vous… C’est vrai et vous avez raison. Armé de ma télécommande je scrute les 175 chaînes du câble à la recherche du diffuseur qui, sympathique, prendra le soin de m’accompagner et me bercer pour ma fin de soirée.
C’est alors que le programme télé me réveille brusquement en m’annonçant la retransmission assez tardive de la finale du “world uno tour”… Hein, quoi ??… Moi qui avait tant joué à ce jeu quand j’étais ado et/ou étudiant, je n’avais encore jamais assisté à une prestigieuse finale de ce jeu ô combien simple mais diabolique… Donc c’était décidé, je ne pouvais attendre et quitte à hypothéquer ma journée du lendemain j’étais prêt à tenir le coup pour assister les meilleurs stratèges mondiaux. Il n’y avait qu’une heure à patienter mais après tout quand on aime…
Je dois dire quand même que passée une heure du matin, les minutes s’égrènent lentement et j’avais beau me remémorer toutes ces parties jouées entre amis dont certaines avaient vu la séparation prématurée de jeunes couples fâchés d’avoir dû essuyer le gage un peu trop lourd à leur goût de celui ou celle qui était sensé donner amour et assistance et non pas les éloigner irrémédiablement d’une victoire promise pas facile d’être mauvais perdant.
Je commençais donc à en avoir marre et songeais un peu plus à mon lit lorsque l’heure fatidique arriva en mettant enfin mon coeur en liesse devant cet alléchant programme.
Et là… je dois dire que les premières minutes enfin secondes m’ont paru irrémédiablement suspectes, les deux commentateurs (Arnaud Gidoin et Sören Prévost) n’avaient rien des spécialistes attendus et les joueurs (Pascal Légitimus, Vincent Desagnat, Arthur Jugnot…) sonnaient le glas de mes espérances.
Et oui, j’étais sur Comédie et il ne s’agissait que d’une parodie d’une partie de poker. Pourquoi n’en avais-je pas douter avant ? Comment avais-je pu imaginer que ce jeu enfantin pouvait avoir son championnat du monde ? Comment surtout avais-je fait pour attendre une heure et y croire dur comme fer ?
La réponse était assez claire mais pas vraiment flatteuse, un gros couillon… benêt… nunuche enfin les synonymes ne manquaient pas… alors je suis allé me couché, sans pouvoir faire autre chose que de rire de moi, en me promettant qu’on ne m’y reprendrait pas de sitôt (… enfin jusqu’à la prochaine fois).

Le pire, c’est qu’il faut vraiment avoir envie de rien faire pour écrire des conneries pareilles.. sourires
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