Mon père, ce héros

14 10 2009

Partout, on l’appelle “le Prince Jean” ou “Jean II le jeune” mais derrière les quolibets et les critiques, il n’y a qu’envie et jalousie. Il a su faire sa place, là où les autres n’osent pas et parce qu’à 23 ans les choses de la cité l’intéressent plus que son I-phone, il déplait, agace et indigne.

Appliqué, il a le mérite de se faire un prénom à l’ombre de son père, d’oser, se lancer et prendre des responsabilités.

Mais faudrait-il donc qu’il renonce, s’abstienne ou se taise pour juste vous apaiser ? Pour lui la valeur doit-elle attendre le nombre des années ?

Privilégié ou juste méritant, il va diriger le plus grand quartier d’affaires d’Europe, oui il n’a que son baccalauréat, oui il va émarger un peu plus que ses collègues étudiants mais pourquoi ne serait-il pas un brillant autodidacte capable de servir au mieux les intérêts de sa région ?

Harcelé médiatiquement, je suis choqué que l’on entrave ainsi son initiative. Il a été élu et visiblement reconnu par ses pairs.

Laissez lui le temps, le temps de faire ses preuves et de marcher dignement sur les traces de son père.

Et vous verrez alors que vous vous serez trompés et regretterez sans doute ces accusations mensongères, laissant ainsi à ce père la chance de dire fièrement :

“Tu quoque mi fili”…





Citation malheureuse

8 10 2009

Au hasard de mes promenades, je suis tombé sur cette citation : ” J’ai toujours aimé les jeunes filles. Quand j’avais huit ans, c’était plus grave : elles étaient encore plus jeunes.”

Normalement cette citation aurait du me faire sourire, mais quand j’ai vu son auteur, je dois dire que j’ai trouvé cela nettement moins drôle, car en effet elle est l’oeuvre de l’hôte suisse le plus tristement célèbre du moment, alors quand il a dit cela, au prétexte d’un bon mot, était ce seulement la mémoire qu’il avait courte ou alors ce qui est pire les idées… ?

Je n’aurais pas la prétention de solutionner le débat, dans une affaire qui pourtant m’interpelle :

Tout d’abord, nous savons si peu de choses des faits réels, de la personnalité des parties qu’il serait bien maladroit d’oser en tirer des conclusions : consentante ? pas consentante ? compensation financière pour le retrait de la plainte ? persécution judiciaire ? personnalité de Polanski ? je crois qu’il y a vraiment là tous les éléments pour nous conduire dans un imbroglio voire une impasse…

Ensuite, il y a le contexte juridique et cette fameuse prescription. La question posée : “le temps efface-t’il les crimes ?” a une dimension quasi philosophique. Faut-il que ces crimes soient imprescriptibles ? les auteurs peuvent-ils, doivent-ils échapper à leurs méfaits ? 30 ans après un homme n’a t’il pas suffisamment changé pour ne plus avoir à répondre de ce qui pourrait être considéré comme une erreur ? Et la victime dans tout ça, peut-on ainsi nier ou ”effacer” son drame ?
La encore, je dois dire que je m’y perds, entre morale et droit, entre justice et ressenti, il est indispensable de dépassionner ce débat et je crois malgré tout vu de ma toute petite fenêtre qu’il est indispensable pour une société de pouvoir avancer sans craindre de voir à tout moment ressurgir le passé et cela dans des conditions parfois bien sulfureuses. Il me semble donc nécessaire peut être même aussi bien pour les victimes que pour les auteurs de ces actes, qu’à un moment le temps de la justice puisse enfin s’arrêter.

Enfin et c’est peut être ce qui me dérange le plus, ce sont les a-côtés de cette affaire :
Je suis gêné de voir une classe, enfin devrais-je plutôt dire une caste (artistes,  scénaristes,  réalisateurs,  politiques) se mobiliser pour défendre les intérêts de l’un d’entre eux, envers et contre tous : ce qu’à fait l’artiste ne suffit pas à excuser ce qu’à pu faire l’homme et la justice ne doit pas s’arrêter au mérite du boureau pour ignorer celui de la victime.
Je suis amusé de voir la position de la Suisse, résolument exemplaire dans cette affaire et pourtant si opaque lorsqu’il s’agit de circuits financiers ou de crimes de guerre. La morale accepte donc si facilement de faire le grand écart.

Enfin voila, je ne pensais plus écrire ce post mais aujourd’hui la lecture de cette citation me laisse un goût amer, je me rassure en me disant qu’il a peut être fait ce “bon mot”  avant 1978 ou alors qu’il ne manque pas de cynisme…





Transpercé

5 10 2009

Je viens de finir ce livre, “le sang du temps” de Maxime Chattam, je pourrais vous parler de l’histoire passionnante mais je vous laisse plutôt découvrir ce passage qui m’a troublé…

” – Ne joue pas à ça avec moi, Jezabel.
- A quoi ?
- Tu le sais très bien ! A ce petit jeu du chaud-froid. Pas avec moi, je te connais trop bien.

Elle reposa sa tartine pour le dévisager.

- Et alors ? Ça ne marche pas ? Ose me dire que ça n’a aucun effet sur toi. Je sais comment faire mal aux hommes, ne me sous-estime pas dans cet art, vous m’êtes transparents. J’ai été curieuse, je vous ai aimés, je vous ai collectionnés, je vous ai observés sous toutes les coutures, et puis, je me suis lassée. Vous m’êtes transparents. Je vois au travers de toi comme au travers de tous les autres. Alors ne viens pas ici pour me solliciter et me dire que je ne produis aucun effet sur toi, sinon pourquoi faire une tête pareille ?

Jeremy se redressa, conscient d’avoir trop baissé le menton. Elle le noyait parmi tous les autres, ne lui donnant aucune importance, elle ne faisait de lui qu’un nom de plus, un plaisir de plus, sans tenir compte de ce qu’il était. Oui, elle avait raison, elle savait s’y prendre pour lui faire mal. C’était exactement ça. Ne pas lui accorder d’importance et agir comme si leur histoire n’avait été qu’un domino de plus dans son jeu à elle.

- Jez… dit-il tout bas après un temps.

Il ne parvint pas à continuer ; elle se mit à manger en l’observant, sans l’aider, attendant de voir quels mots allaient s’extraire de la mélasse qui tournait en lui. Jeremy fit ce qu’il savait être une terrible erreur face à elle. Il baissa les yeux. II échappa à l’étau de ses iris d’émeraude pour balayer du regard les baies donnant sur ses appartements. Derrière elle, la porte vitrée s’ouvrait sur la chambre. Sur un immense lit moelleux dont les draps s’étalaient sur le plancher. Jeremy avala sa salive tandis que le fossé en lui devenait abîme.

- Il… Il est là ? parvint-il à demander.
- Qui ? L’homme qui me donne du plaisir ?

Jeremy voulut la haïr. La détester jusqu’à la bannir de son existence.
Elle n’avait pas dit ” monsieur Keoraz ? ” ou même ” mon mari ? ” ce qui aurait été déjà assez douloureux, non, elle l’avait instrumentalisé pour son plaisir. Ce qui était encore pire. Et elle le savait. Elle savait que Jeremy l’avait aimée par-delà les émotions de l’esprit ou du cœur, jusqu’à considérer leurs jouissances comme la seule matérialisation de cet amour puissant. L’amour charnel avait été tout. Parce qu’elle ne jouait pas dans ces moments-là, c’était l’unique temps de repos, le seul instant où elle était elle-même, à nu, à vif. Et celui qui la possédait dans l’orgasme pouvait contempler son âme véritable.

Cette jalousie-là dépassait toutes celles du quotidien perdu pour Jeremy. Elle le savait. Elle le narguait…”





Et maintenant que vais-je faire ?

25 09 2009

Avec un titre comme ça je suis sur que je vais au moins faire plaisir à une fan vu que j’ai découvert qu’il y avait des inconditionnels de Monsieur 100 000 volts.. sourires… En fait, je me rends compte que j’aurais presque pu faire un post complet sur l’homme à la cravate à pois, non pas que j’ai les mêmes goûts vestimentaires mais surtout parce que certaines de ses chansons finalement ne m’ont jamais vraiment quitté.

Enfin là et en ce vendredi, je voulais surtout m’arrêter sur la fin des aventures de mes amis de la maison des secrets et sur le désoeuvrement qui me guette dès demain…

Ce n’est peut être ni brillant, ni glorieux mais je suis un peu comme Obélix, je suis tombé dedans depuis que je suis tout petit (enfin surtout quand j’ai Loana, Jean-Edouard et le reste de la clique) et c’est un peu comme les rediffusions d’histoires naturelles : quand on a commencé à regarder on a toujours envie de connaître la fin pour se coucher rassuré de savoir que le gros Marcel a quand même fini par attrapper sa carpe à bord de son canot en plastique…

Enfin cette fois, je voulais surtout savoir si l’abominable secret rires de Cindy allait être découvert, si Emilie allait rester fidèle au machiavélique Léo, si Jonathan allait finir par descendre (enfin se ramasser la gueule) de son nuage pour les beaux yeux de la gamine…. Bref autant de questions existentielles et insolubles qui vont inéluctablement me faire acheter voici pendant les 2 prochains mois afin de retrouver avec impatience toute la faune bigarrée de la maison.

Donc ce soir une fois que tous les gens auront fini de taper 1, 2, 3 ou 4 sur leur portable merci pour les soussous et que le verdict sera tombé enfin surtout la cagnotte je ne pourrai plus poser un regard voyeur sur ces existences insipides et pourtant ô combien jalousées.

Finalement je crois que je vais me mettre au sudoku et fredonner tranquille la fin du best of mon Dieu ça passe trop vite  “ ..que ma vie me semble vide, mais je sais qu’un jour à Paris…”, bah si tu savais mon pauv’ Gilbert….





Narcisse

22 09 2009

Vous connaissez cette maxime de Talleyrand “ Quand je m’examine, je m’inquiète, quand je me compare, je me rassure “, elle aurait pu être la conclusion de ce post et de ma soirée d’hier, même si je la trouvais encore un peu trop timide pour exprimer la satisfaction initiale que j’ai pu ressentir, mais finalement je n’en retiendrai que la première partie…

En effet, ayant finalement retrouvé ma carte de piscine et mais il ne faut pas le dire toujours désireux de travailler un corps qui commence à me plaire je suis parti, serviette sous le bras, au centre aquatique.

Tout d’abord, satisfait de voir que mon maillot de bain était un peu trop grand, je me suis appliqué à choisir mon couloir ne sachant pas si j’arriverai encore à enchaîner les longueurs sans m’asphyxier au bout de 5 minutes.
- nageur débutant ? … hum… voyant déjà deux ou trois individus se débattre et s’enliser progressivement au fond du bassin, je me suis dit que j’arriverai toujours à faire mieux que ces futurs noyés.
- nageur moyen ? c’était déjà mieux mais la file était déjà impressionnante et il fallait faire une queue déjà trop longue pour moi avant de s’élancer.
- nageur confirmé ? il ne restait plus que celle là et présomptueux je me disais qu’après tout la natation c’est comme le vélo ça ne s’oublie pas.

Je m’élançais donc inquiet cependant de ne pas perdre mon maillot dès ce premier plongeon et je commençais à nager, retrouvant rapidement de bonnes sensations et un souffle satisfaisant et c’est ainsi le sourire aux lèvres et cela sans boire la tasse que j’ai nagé une bonne trentaine de minutes, m’enorgueillant à chaque fois d’avoir retrouvé une ligne pas d’eau cette fois qui m’avait depuis trop longtemps abandonnée.

Mais mon plaisir narcissique n’aurait pas été complet si je n’étais pas passé par l’espace sauna/hammam au prétexte d’éliminer encore quelques toxines.  Timide auparavant, cette fois je poussais fièrement la porte et constatait avec délectation les regards gênés envieux? de mes colocataires. Je me sentais dévisagé et plus particulièrement par les autres hommes qui cherchaient visiblement une “bouée abdominale” que j’avais laissé au vestiaire. Les pectoraux gonflés par la natation, les abdominaux saillants je crois que je serai bien resté des heures dans ce sauna tant je me sentais l’espace d’un instant à l’abri et éloigné de mes soucis quotidiens, bercé par mon autosatisfaction.

Mais il a fallu sortir et bizarrement, en me croisant dans le miroir, au lieu de m’arrêter sur un reflet que j’ai toujours désiré, je me suis senti soudainement… inutile.

reflet_ame_vide

peinture : Michele Zieser – reflet d’une âme vide





Energie solaire

21 09 2009

Il suffit parfois de pas grand chose pour démarrer la journée du bon pied et de bon humeur. Et le matin je sais que lorsque j’ouvre mes volets, si j’ai la chance d’apercevoir un petit rayon de soleil alors j’ai déjà un peu plus d’entrain pour entamer une journée parfois longue et pas toujours très amusante.

Ce matin, ce petit rayon de soleil n’était pas au rendez vous matinal et c’est un peu la mort dans l’âme à l’idée de devoir sortir une veste un peu plus épaisse pour me réchauffer que je me suis résigné à entamer cette journée, sous une grisaille qui depuis quelques semaine semble avoir pris ses quartiers.

Mais, facétieux, il s’est montré vers 10h15 et il a alors illuminé mon bureau et cette fin de matinée, redonnant le sourire, redonnant l’envie de mettre le nez dehors en se disant que malgré tout, il fait encore beau et doux. J’ai pu abandonner quelques instants la grisaille environnante, et je serai bien sorti pour le retrouver et le suivre.. mais il était trop tôt.

Alors je l’ai surveillé, espérant qu’il reste à mes côtés et m’accompagne jusqu’à midi et ma pause déjeuner. Mais il est reparti, sans prévenir, sans annoncer son départ ou son arrivée. Et depuis je le guette, je l’espère, qu’il se montre et vienne encore me réchauffer.

C’est à l’approche de l’hiver, quand ces apparitions sont comptées, que même un petit rayon de soleil devient essentiel pour illuminer une journée…

rayon_soleil





Intimité

18 09 2009

Dans mes relations avec les autres, il y a une préoccupation qui revient de plus en plus. J’ai en effet la sensation désagréable de ne pas savoir ou de ne pas réussir à créer de l’intimité.

Quand je parle d’intimité, je ne parle pas de comportements libidinaux qui me conduiraient inéluctablement sous la couette mais je parle essentiellement d’une relation dénuée de séduction dans laquelle l’autre ressent l’envie et arrive à se confier.

Je suis plutôt (assez ?) sociable, je connais beaucoup de personnes mais je m’interroge aujourd’hui sur la profondeur de ces relations. En effet, lorsque je regarde autour de moi, beaucoup de personnes entretiennent des relations privilégiées dans lesquelles ils vont pouvoir trouver une oreille attentive et/ou un peu de réconfort. De même je connais certaines personnes qui spontanément reconnaissent attirer les confidences, et un dialogue plus “personnel”.

Je peux donc parler de la pluie, du beau temps, du dernier match de l’OM (dont je me fous), de la dernière Mercedes (dont je me fous aussi), enfin toute une myriade de conneries qui m’insupportent de plus en plus et qui font qu’aujourd’hui souvent je finis par me taire et m’éclipser.

Je ne peux raisonnablement pas dire que cela vient des autres et même si je reconnais que l’on ne peut pas être “intime” avec tout le monde, le constat est que je suis intime avec personne ou presque. Cela vient donc de moi…

Souvent trop “drôle” pour masquer une relative timidité, ou pire “grande gueule” pour soi-disant m’en guérir, je crois puisqu’on me le dit  que j’ai une image assez froide, peut être un peu hautaine ou hermétique qui ne donne donc pas envie “d’ouvrir la porte”. Pourtant ceux qui me connaissent ne devraient-ils pas savoir que je suis “différent” ou alors pensent-ils et peut-être à juste titre que je ne suis pas capable ou assez sensible pour les écouter et les comprendre.

Il faut avouer et là aussi il est bien difficile d’ouvrir les yeux sur cette réalité que je ne suis pas un fin psychologue, des jugements un peu trop hâtifs, ou à l’emporte-pièce me font sans doute souvent passer à côté de l’essentiel et m’éloigne de cette compréhension humaniste qui aujourd’hui me manque.

Entouré mais finalement seul, englué dans une incompréhension de soi et des autres. Je me sens parfois comme dans une prison à regarder le monde vivre autour de moi. Serai-je donc alors un handicapé social ?

Pourvu que je trouve un jour le chemin de la guérison…

prison





Oraison

16 09 2009

La formule est sans doute maladroite mais un décès peut en cacher un autre et sans ces putains de statistiques, je crois que je ne l’aurais même pas su.

Je viens de voir que depuis deux jours, il y avait une fréquentation inhabituelle sur mon blog et bizarrement c’était pour consulter un vieux post, un des tous premiers.

Curieux, je suis allé voir dans mon ami google et j’ai ainsi appris que monsieur Willy Ronis était décédé le 11 septembre dernier à l’âge de 99 ans.

Etrangement, il représentait ou symbolisait beaucoup pour moi, il était un peu le parrain de mon blog, celui qui avait été l’un des premiers à habiter ma fenêtre. Il représente, enfin symbolise une autre ouverture sur le monde, une autre façon de voir les choses et un coup de foudre… pour le noir et blanc.

Je vous laisse avec la première photo que j’ai vu de lui, je m’en souviens comme si c’était hier.

nu_provencal

Alors j’avoue que je me sens triste, le coeur lourd, comme si j’avais perdu… un ange gardien.





Qué couillon !!!

14 09 2009

Il parait que le ridicule ne tue pas et pourtant parfois je crois bien que ça mériterait. Mon Dieu, il y a des fois où je crois que je me fais peur de me voir si crédule ou inattentif, alors je marche pas, je cours et après je saute à pieds joints. Si avec ça j’ai pas le record, je sais plus quoi dire.

J’adore le poker et même si je ne joue pas souvent, j’aime beaucoup regarder les émissions qui retransmettent ces parties alors je m’installe, je me cale et j’essaie de suivre, de deviner, d’anticiper le meilleur coup qui emportera la mise…

Jusque là, rien de grave me direz-vous… C’est vrai et vous avez raison. Armé de ma télécommande je scrute les 175 chaînes du câble à la recherche du diffuseur qui, sympathique, prendra le soin de m’accompagner et me bercer pour ma fin de soirée.

C’est alors que le programme télé me réveille brusquement en m’annonçant la retransmission assez tardive de la finale du “world uno tour”… Hein, quoi ??… Moi qui avait tant joué à ce jeu quand j’étais ado et/ou étudiant, je n’avais encore jamais assisté à une prestigieuse finale de ce jeu ô combien simple mais diabolique… Donc c’était décidé, je ne pouvais attendre et quitte à hypothéquer ma journée du lendemain j’étais prêt à tenir le coup pour assister les meilleurs stratèges mondiaux. Il n’y avait qu’une heure à patienter mais après tout quand on aime…

Je dois dire quand même que passée une heure du matin, les minutes s’égrènent lentement et j’avais beau me remémorer toutes ces parties jouées entre amis dont certaines avaient vu la séparation prématurée de jeunes couples fâchés d’avoir dû essuyer le gage un peu trop lourd à leur goût de celui ou celle qui était sensé donner amour et assistance et non pas les éloigner irrémédiablement d’une victoire promise pas facile d’être mauvais perdant.

Je commençais donc à en avoir marre et songeais un peu plus à mon lit lorsque l’heure fatidique arriva en mettant enfin mon coeur en liesse devant cet alléchant programme.

Et là… je dois dire que les premières minutes enfin secondes  m’ont paru  irrémédiablement suspectes, les deux commentateurs (Arnaud Gidoin et Sören Prévost) n’avaient rien des spécialistes attendus et les joueurs (Pascal Légitimus, Vincent Desagnat, Arthur Jugnot…) sonnaient le glas de mes espérances.

Et oui, j’étais sur Comédie et il ne s’agissait que d’une parodie d’une partie de poker. Pourquoi n’en avais-je pas douter avant ? Comment avais-je pu imaginer que ce jeu enfantin pouvait avoir son championnat du monde ? Comment surtout avais-je fait pour attendre une heure et y croire dur comme fer ?

La réponse était assez claire mais pas vraiment flatteuse, un gros couillon… benêt… nunuche enfin les synonymes ne manquaient pas… alors je suis allé me couché, sans pouvoir faire autre chose que de rire de moi, en me promettant qu’on ne m’y reprendrait pas de sitôt (… enfin jusqu’à la prochaine fois).

Uno_7

Le pire, c’est qu’il faut vraiment avoir envie de rien faire pour écrire des conneries pareilles.. sourires





Y’en a partout !

11 09 2009

Je vous jure que j’ai pas fumé, ni bu et que je ne fais l’objet d’aucune hallucination mais toujours est-il que je vois des amoureux partout et ça fait chier !!!

Deux jours de beau temps, une veille de week-end et voilà qu’ils sortent comme des escargots un jour de pluie, à la différence notable qu’ils vont par deux et à la ressemblance tout aussi notable qu’ils bavent presque autant en se léchouillant passionnément le museau beurk !

Vous ne les voyez pas vous ?… ils sont pourtant faciles à reconnaître : ils marchent doucement, de préférence en zig-zag, rient pour un rien et parfois, ô comble de la provocation, s’arrêtent main dans le main pour regarder enfin je devrais plutôt dire contempler un papillon ou pire une coccinelle…

Manque plus qu’un dégoulinant “chabadabada” résonne dans les ruelles étroites de la vieille ville pour que je demande l’asile politique chez les Inuits, non pas qu’ils soient moins amoureux que les autres mais avec -40° C ça doit quand même ôter quelques envies de répandre son bonheur dans la rue…

Enfin ce midi, il a vraiment fallu que je me retienne de ne pas en écraser deux qui traversaient nonchalamment la rue devant moi, sachant que j’aurais largement pu invoquer la légitime défense au tribunal.

- ” Hé vous savez, M’sieur le juge :  ils se reproduisent je pense même que c’est une évidence,  ils n’ont pas de prédateur alors si on autorise pas la chasse à l’amoureux, ils vont bien finir par pulluler si ça n’est pas déjà trop tard et en plus, vous savez quoi, ils me narguent…”

Jaloux moi ?.. oui peut être .. et alors !!! rires