Révélateur

29 07 2008

Parmi les différents indicateurs qui nous renseignent sur la qualité des relations homme-femme il y en a un auquel j’attache à présent la plus grande importance et qui résume à peu près tout pour moi.. Je déplore simplement de ne pas en avoir fait plus tôt ma ligne de conduite, ça m’aurait évité de m’engluer parfois dans des situations dramatiques.

En effet lorsqu’on est ado, il y a les avants il y a même surtout que ça et je ne crois pas pouvoir dire qu’avoir envie de Rebecca, de Jessica ou de Vanessa soit réellement révélateur d’un amour naissant. Chez l’homme il est bien malheureux de devoir l’avouer c’est souvent la petite tête qui commande la grande pardonnez-moi l’expression et une attirance, voire une envie ne m’ont jamais vraiment renseigné sur la réalité de mes sentiments. Bref l’avant ne me semble pas très révélateur et j’aurais trop souvent vendu mon père et ma mère pour un cul ou une paire de seins pour oser en vanter la fiabilité.

Ensuite il y a le pendant, déjà plus significatif. N’étant pas enfin n’étant plus le benêt de service et ayant presque réussi à surmonter une timidité maladive, j’ai eu la chance ou la malchance de connaître des pendants et j’ai pu percevoir quelques différences.  Les premières fois, tellement autosatisfait d’avoir une fille dans mon lit, je ne me rendais pas compte à quel point ces moments d’intimité pouvaient être interminables et rapidement je me suis rendu compte qu’il était aussi vain que douloureux de vouloir absolument présenter popol à tout ce qui portait un string et des talons.  La seule chose qui venait alors à l’esprit était de démontrer la vaillance de l’étalon en espérant que ma partenaire comment c’est son nom déjà ? puisse en faire la publicité auprès de ses amies que j’imaginais déjà plus ravissantes qu’elle, c’est alors convaincu de cette nécessité marketing que j’arrivais à me séparer de ce que j’appelais “l’échantillon gratuit”.

Enfin, il y a l’après. Je n’oserai vous raconter par pudeur les moments de solitude extrême que j’ai pu vivre après un coït qui ressemblait plus à la solitaire du Figaro qu’à un moment d’extase partagé. En effet si déjà pendant : vous avez refait votre liste de courses, trouvé le plan de la note de synthèse à rendre pour lundi, pensé à ce que vous alliez acheter pour la fête des mères ou hésité sur le fait que Lance Armstrong puisse gagner son premier tour de France alors le reveil est incroyablement douloureux.

Et même si le pendant a été agréable, voire très agréable, il faut avouer que parfois après les quelques soubresauts extatiques et la vague d’endorphines venue vous envahir la seule question qui vient à l’esprit est : “mais qu’est ce que je fous là ?” enfin pour être totalement sincère “mais qu’est ce qu’elle fout là?” même sachant que c’est son lit et son appartement! C’est alors qu’on pense à ce chanceux monsieur Spoke qui avait le choix entre sa propre téléportation ou la désintégration du sujet devenu insupportable. On pense aussi au fait qu’on va probablement rater Téléfoot remplacé inévitablement par quelques “gna-gna-gna” autour d’un croissant et d’un café enfin un thé car bien sur elle prend un thé en m’expliquant malgré moi la différence entre l’earl grey et le darjelling, et aussi au fait qu’il va falloir affronter les regards rieurs des potes qui m’ont vu partir hier soir avec la “demoiselle” la main coincée dans une mini jupe fluo qui risquait de lâcher d’un moment à l’autre.

Ainsi à la lumière de ces souvenirs, je me suis aperçu que le véritable révélateur de l’envie, du désir et les sentiments que l’on peut ressentir n’apparaissent, ne se révèlent réellement que dans l’après : Lorsqu’on lutte contre les endorphines pour encore la caresser, l’embrasser, s’enivrer de son parfum, lorsqu’on se surprend à lui sourire, à avoir tant de choses à lui dire, lorsqu’on a envie de rester tout proche, l’un contre l’autre, et qu’on a oublié Téléfoot, les rires des amis et même la fête des mères.. bref lorsqu’on est si bien que le temps semble s’être arrêté.

Ce sont ces moments là qui vous disent, enfin qui me disent : ce n’est pas le fait de rencontrer, séduire, “baiser” car je sais enfin je crois savoir que cela ne dure parfois qu’un trop bref instant, alors j’observe les après, je guette les sourires, les calins, les caresses car si l’après est merveilleux cela veut dire que le reste a été magique.





Juste lui

28 07 2008

 Je sais pas si à mon âge on a encore le droit d’avoir des héros ou tout au moins des modèles, moi j’en ai plein, des personnages fictifs, réels ou imaginaires qui représentent comme une certaine image de ce que j’aurais aimé être.

Dans la série, il y a lui : “the king”… pas uniquement pour les buts marqués même si mais avant tout pour le carisme, la droiture, le talent, la confiance en lui, celui qui s’était fixé une ligne envers et souvent contre tous.

Il fallait oser à l’époque défier les cadres de la fédération française, il fallait oser tout plaquer pour oser tenter un pari que tout le monde jugeait perdu d’avance et trouver en Angleterre ce qu’on lui refusait en France, il fallait oser avouer quand on est footballeur qu’on aime peindre, ou se lancer dans le cinéma, il fallait oser enfin croire au beach soccer et emmener la France sur le toit du monde.

Alors c’est sur que pour beaucoup, il n’est pas grand chose, décrié, critiqué, on préfère se souvenir de ses frasques, de ses coups de gueule.

Pour moi, c’est avant tout un homme qui a su croire en lui, c’est un homme qui est allé au bout de ses envies, qui a su respecter ses rêves et ses passions, qui s’est moqué des avis, des conseils et du quand dira-t-on.

J’aimerai avoir juste un peu de son courage… 





Miroir, la fin de la revanche

25 07 2008

C’était donc liquéfié devant tant d’interrogations que j’avais à peine fini de me raser. Toutes ces conquêtes d’un soir restées sans lendemain étaient elles l’aveu de mon inconsistance sexuelle. Et c’est donc avec une cravate mal nouée et le moral en berne pour ne pas dire la queue entre les jambes que j’entamais une journée qui risquait d’être interminable.

Je frôlais les murs, j’évitais le regard des collègues surtout féminines comme si sur mon front était gravé “mauvais coup” et que toute la boîte allait enfin savoir ce que j’étais. je ne voyais plus d’autre issue que la retraite et la chasteté dans un monastère isolé d’Auvergne afin de ne plus avoir à croiser celles qui avaient finalement causé ma perte.

Toutefois avant d’arriver à cette extrême solution je décidais d’en avoir le coeur net et rassemblant mes agendas, je décidais d’appeler ces “ex” d’un soir pour leur poser la fatidique question. Consciencieux j’avais même pris la peine de faire un tableau excel pour ainsi résumer, analyser, diagnostiquer ma performance : les résultats seraient alors incontestables et ma retraite résolument fondée.

La tâche me semblait gigantesque mais ma liste s’avérait rapidement moins longue que je ne l’escomptais : tout d’abord il y a celles dont je ne me souvenais pas le prénom et dont bien sur je n’avais pas le téléphone, ensuite il y a celles à qui j’avais donné un faux prénom, une fausse adresse et un faux numéro et pour lesquelles il ne me semblait pas nécessaire de m’enquérir de leur silence, enfin il y avait celles (et les plus nombreuses) que j’avais moi même pris la peine de soigneusement éviter au lendemain d’une soirée aussi insipide qu’interminable.

Il en restait donc 3 : Isabelle, ma voisine quand j’étais à la fac, qui avait fini par m’ouvrir sa porte et son lit, lit dans lequel j’avais vomi le soir de notre “lune de miel”.  Valérie, sa cousine, que j’avais séduit la veille de cette débâcle intestinale et qui n’avais pas du tout apprécié mon attirance prononcé pour les membres de sa famille. Et Sophie, qui n’avait rien à me repprocher sauf peut être une première soirée trop romantique à l’arrière de ma 205 junior, un malheureux coup de fil d’une ex qui avait duré une demi-heure et un malencontreux “suce salope” qui m’avait échappé au meilleur de ma prestation.

Finalement, je me demandais s’il était vraiment nécessaire de leur demander les véritables raisons de ces ruptures prématurées.  Et je préférais conserver ces 3 doutes plutôt que de remuer le couteau dans la plaie de mon incontestable galanterie.

Mais le souvenir de Sophie me rappelait qu’à cette glorieuse époque universitaire j’avais vaillamment écumé un banc pardonnez-moi l’expression de jeunes étudiantes, à la fois amies et complices. De ces 15 jours avec l’une, 3 semaines avec l’autre il ne pouvait rester qu’une seule certitude c’est qu’elles s’étaient servies de moi et avaient sans doute voulu goûter à mes qualités “chevaleresques” je sais pas si ça se dit étaloneresques rires.

Comme je venais de lire, dans je ne sais plus quel article de référence “quand on est un bon coup, on reste un bon coup”, la preuve était faite : j’avais été et donc j’étais encore….

Finalement la journée n’avait pas été si mauvaise et c’est d’un pas décidé, l’âme à nouveau coquine et le regard charmeur que je me dirigeais vers la machine à café où j’étais à peu près sur de trouver à cette heure Vanessa la petite standardiste du troisième que je savais à présent nettement plus disponible afin de lui offrir généreusement une tournée de Kinder Bueno.

Attention – - – Attention – - - ceci est un nouveau post – - – Attention – - – Attention





Miroir, le retour

24 07 2008

Je pensais brillamment avoir résolu enfin fui mon interrogation d’hier. Persuadé d’être un bon coup pour n’avoir jamais été démenti enfin critiqué par mes partenaires, j’avais presque réussi à passer une journée paisible, réussissant même à goûter un soleil enfin estival. Toutefois en fin de journée, la lecture des différents commentaires m’a replongé dans une profonde expectative, et cela pour une double raison…

Premièrement, moi qui pensais que le “mauvais coup” était une espèce relativement rare pour n’avoir jamais rencontré personne avouant cette “particularité” au contraire même, il s’avère que mes lectrices ont déclaré spontannément avoir toutes été victimes de ce genre de mésaventure.  Faut-il donc en déduire que chaque femme a son voire ses mauvais coups un peu comme Batman a Robin ou Tarzan a Cheeta en espérant qu’ils ne sont pas respectivement les mauvais coups des uns et des autres..pffff. C’est ainsi que j’ai passé une bonne partie de la nuit éveillé à me demander de qui je pouvais bien être le mauvais coup…

Une partie de la réponse m’avait peut être été donnée par ces mêmes commentaires. En effet il semblerait que l’individu de sexe féminin confrontée à un spécimen d’homo minabilus coupus j’ai hésité à parler d’homo petitus erectus mais je crois que je n’aurais fait qu’augmenter mes angoisses en abordant l’épineux sujet de la taille de l’instrument et j’ai déjà assez de soucis comme ça adopte un comportement mêlant à la fois un respectueux silence et une irrésistible envie d’éloignement. Trahi par ce comportement révélateur, je n’avais donc qu’à rechercher dans mes souvenirs les individus de sexe féminin qui avaient eu ce type d’attitude avec moi. Je comptais ainsi démontrer que j’étais sans doute l’exception qui confirme la règle : jamais fui ou évité, je n’étais donc le mauvais coup de personne….

C’est donc sur cette reposante certitude que j’ai fini par trouver le sommeil. Et ce matin, devant affronter, pour cause d’une insipide réunion, le rasoir et le blaireau j’étais résolu à mettre en charpie toutes les idées noires qui viendraient se glisser entre mon miroir et moi.

Cependant mon courage diminuant avec le lever du jour c’est avec une certaine appréhension que je me plantais derrière mon lavabo, n’osant allumer la lumière par peur de constater que mon reflet était encore là…  Et en effet, il était toujours là, planté en face de moi, l’air très trop sur de lui. ça sentait le mauvais coup mais non je l’ai pas dit et je devinais que ma conscience voire ma mémoire allait me jouer un sale tour. J’avais à peine saisi ma bombe de mousse à raser qu’une petite voix résonnait : “mais voyons !! des histoires sans lendemain, t’en as eu plein..!! “

Subitement je restais planté, incapable de bouger, les bras ballants, les jambes molles avec plus qu’une seule question : “et si en fait j’étais le mauvais coup de tout le monde…”





Miroir, mon beau miroir

23 07 2008

Ce matin, je me lève, je prends ma douche et je commence à me raser oui, je me rase toujours après la douche car le poil est ramoli et en me regardant dans la glace, la mine fraîche, le teint légèrement halé, je me surprends à me sourire vautré dans un narcissisme gorgé d’autosatisfaction et oui, je m’aime bien.

Bref, après quelques considérations hautement philosophiques que ma modestie m’empêche de raconter ici, une pensée me traverse l’esprit et vient littéralement crucifier mon égo sur le miroir des vanités devant lequel je me complaisais depuis déjà un bon moment.

“Et si j’étais un mauvais coup ?”

Sur le moment la question me paraissait tellement ridicule que je me suis mis à sourire… quoi ? moi ? un mauvais coup ? n’importe quoi ! ça se saurait quand même ! .. hein… ça se sait que je suis un bon coup.. mais oui.. ça se sait.. Et au fil de mon interrogation mon angoisse prenait toute son ampleur à la lumière de cette seule question “Et comment tu le sais que tu es un bon coup ?”.

En effet, il n’y a pas de diplôme, pas d’examen même pas le BEBC : brevet d’examen du bon coup, pas plus de révision ou de contrôle technique, pas de norme iso “je sais pas combien”, ni d’estampilles NF voire CE pour ceux qui vont à l’étranger, je n’ai même pas une carte de membre à l’association nationale des bons coups de France.

Tout à coup au travers d’une idée géniale et surtout incontestable, une sorte de dialogue s’instaure entre mon égo et moi :

- mais si je suis un bon coup, les femmes que j’ai connu étaient satisfaites !
- ha bon, elles te l’ont dit ? tu t’en es rendu compte comment ?
- elles gémissaient, criaient, disaient “ho oui” ou ‘encore”…
- dis donc, t’as jamais vu le journal du hard ou les statistiques sur la simulation !
- pfff en tout cas on m’a jamais dit que j’étais pas un bon coup
- ben tiens, parce qu’on t’a déjà dit que tu avais mauvaise haleine au réveil ou que tu avais l’air con avec ton slip ferrari
- heuu, ben si, mais juste mes potes
- oui mais là, le problème c’est que tu couches pas avec tes potes… et tu crois encore qu’elles ne s’en sont pas rendues compte ou qu’elles adorent la posture  du cavallino rampante… là non plus elles voulaient pas de te faire de peine… imbécile va !!

Heureusement pour moi, j’ai été sauvé par la vapeur de l’eau venue embuer ce maudit miroir et mettre un terme à ma débâcle émotionnelle. Je me suis habillé et avant de sortir de la salle de bain j’ai maugré ”mais si ! je suis un bon coup !” comme pour conjurer le destin…

Enfin maintenant, je sais que la question est tapie dans l’ombre, elle va pas m’oublier comme ça, elle finira bien par ressurgir et là j’ai une autre angoisse…. comment je vais faire pour me raser demain ?





La fièvre

22 07 2008

” Tout a débuté un matin quand à 10h10
je fus tiré du lit par l’emmerdeur de service…”

sauf que moi c’était pas “mon voisin du dessus, le bon fan d’Elvis”, c’était juste mon chef..  alors j’ai juste dit “Oui, j’arrive”…pffffff, je suis un vrai rebelle !





Le gène du potin

21 07 2008

Je dois bien avouer que je ne fais pas office de sommité coté question scientifique mais quand on me parle clairement j’arrive à comprendre, et là je viens de faire une découverte significative dans la compréhension du génome humain enfin plus particulièrement féminin.

Il parait selon la télévision qui a forcément raison que l’individu de sexe féminin aurait un gène supplémentaire appelé ”gène du potin”.

Je dois avouer que cette découverte, sans toutefois contrarier ma curiosité pour l’individu de sexe féminin, vient enfin éclairer ma lanterne sur les prédispostions insoupçonnées du dit individu de sexe féminin à commenter les faits les plus anecdotiques.

Ayant la chance de travailler au sein d’une population représentative, je peux sans me faire remarquer me livrer à de nombreuses observations des habitudes sociales et comportementales de l’individu du sexe féminin.

C’est ainsi l’air distrait mais l’oreille très attentive que je reste, chaque matin, stupéfait face aux confidences néo-avangardistes qui sont éparpillées aux abords de la machine à café : quoi ? comment ? et je ne le savais pas ? mme Ripont a changé de voiture ; le fils de mme Goutier vient d’avoir son troisième enfant, encore un garçon ! ; il va y avoir un déstockage à étam lingerie ; le chef a son pantalon tout froissé ou summum la standardiste du troisième aurait un amant !!!!

J’avoue que mes recherches sont alors quelques peu perturbées par l’annonce de cette nouvelle. Merde alors, l’adorable petite blonde que j’avais essayé de séduire au pot de noël et qui m’avait jeté à la figure pour me décourager son mari, ses deux fils et les varices de sa belle-mère aurait finalement succombé aux arguments sans doute pitoyables du premier heu enfin second Dom Juan venu.

J’en reviens pas, je suis dégoûté et dire que je lui avait même promis un hypothétique week-end en amoureux au festival de la citrouille de Poutillon sur Cher. Etait-ce le comptable du premier pff un vrai coureur celui-là ou alors le stagiaire des services techniques le petit frimeur tout bronzé ?

Et là, une révélation, un éclair, un coup de tonnerre : la question enfin la réponse devenait lumineuse : à force de rôder près des bancs d’individus de sexe féminin pour mener à bien mes recherches, il était évident que j’avais contracté ce fameux gène du potin et que je traversais une crise aigue…

ou alors était-ce là ma part de féminité ?

Sourires





Je suis vivant

18 07 2008

Midi : beau soleil, pas faim, envie besoin d’air alors je prends la route des champs.  En plus j’ai de la chance j’ai fait le plein hier et par coquetterie j’ai pris mon nouveau casque. Bref j’enjambe la machine et ce midi au déjeuner je vais avaler des kilomètres.

Je ne sais même pas où aller mais j’ai une heure pour arsouiller, profiter, vibrer au rythme du 4 cylindres.

Alors j’improvise, je tourne à gauche et je file : première, deuxième, troisième tranquilles le temps de sortir de la ville, puis quatrième, cinquième, sixième sans forcer. Déjà les premiers virages bordés de champs, ils s’enroulent, s’enfilent et disparaissent dans les rétroviseurs. Une chanson dans la tête Jimmy Somerville “disenchanted.. pfff connerie de blog mais les idées sont ailleurs, loin, si loin.

Petit à petit je m’amuse, je descends les rapports, prends un peu plus d’angle, et je regarde l’aiguille flirter avec la zone rouge. Juste une petite pointe à 180, si la Maréchaussée voyait ça “ben oui monsieur l’agent, ha bon 70 seulement, c’est pas beaucoup 70 et moi combien vous avez dit.. oups”. Alors je me contente de jouer avec la poignée de gaz, juste un peu pour faire vivre le 4 pattes qui n’attend que çà.

Et voilà, l’heure est finie mais je suis rassasié, quel bonheur, quel pied, je me suis vidé la tête, je me suis senti si libre… vivant quoi !!





Bibliothèque rose

17 07 2008

Parmi toutes mes perversions, je vais sans doute vous livrer ici la plus étrange (sourires) et peut être la plus inquiétante : j’aime ce que j’appelle de façon réductrice “la littérature de filles” c’est à dire des livres dont l’héroïne est une femme, la trentaine, souvent excitée et déjantée et dont les deux seuls sujets de conversation sont les mecs et la mode.

L’Egérie du genre est sans doute la célèbre Bridget Jones même si en l’espèce elle m’est insupportable à cause de son indécrotable “nunucherie” et son absence de “style”. Oui je sais je profite pour en dire du mal.

Je suis tombé dedans par hasard, grâce à la plume de Tyne O Connel et aux aventures pétillantes de Saskia Williams ou d’Evelyn Hornton s’extasiant devant une paire de chaussures ou s’interrogeant sans cesse pour deviner si le voisin d’à côté est plutôt slip ou caleçon…

Mon dernier crime est “confessions d’une accro d’une shopping” de Sophie Kinsella même si je dois avouer que j’ai quand même été un peu déçu par le manque de peps de la demoiselle qui a la chance de voir tous ses problèmes s’arranger à la fin je crois que même Walt Disney n’aurait pas osé en faire autant.

Alors pourquoi replonger sans cesse vers ces “aventures féminines”, par légèreté sans doute, par curiosité peut être, par voyeurisme surêment et découvrir enfin la véritable recette clin d’oeil de ce que pensent vraiment les femmes…





Has been

15 07 2008

Je viens de lire dans mon magasine préféré http://www.gqmagazine.fr/ que je n’étais plus à la mode… pfff .. tout ça parce que je ne porte pas de mocassins, parce que je n’ai pas de chemise ouverte avec un marcel dessous, parce que je ne porte pas de bermuda et parce que je préfère le slip au boxer…

Et dire que dimanche encore, je me trouvais plutôt pas mal en me regardant passer dans la vitrine d’un magasin (et oui ça n’est pas un privilège féminin), avec mes converses, mon pantalon en lin et mon pull à rayures.

Ca y est je déprime… et dire que je viens de payer mon abonnement à ce briseur de rêves ;-)