Soleil d’hiver – III

31 10 2008

Ca fait déjà 3 semaines que mes fins de semaine sont différentes, teintées d’impatience et d’un regard différent sur celle que j’attends chaque vendredi matin. Et le fait de vous la raconter, de vous la présenter un peu plus à chaque fois rend cette attente encore plus particulière. Pourtant nous nous croisons tous les jours ou presque mais ces vendredis ont un autre parfum.

Ce matin n’a donc pas échappé à la règle, j’avais pour une fois moi aussi adopté le code vestimentaire de la journée : jean, chemise et chaussures éffilées en cuir noir, j’étais aussi presque matinal afin d’être certain de ne pas la manquer mais un peu triste toutefois car le temps maussade ne laissait présager rien de bon, j’appréhendais de devoir me satisfaire d’un gros pull dissimulant son si joli ”36″.

Aussi j’ai eu quelques difficultés à contenir mon sourire en la voyant arriver et passer, toujours aussi élégante devant ma porte. Elle portait une jupe noire qui lui arrive juste sous le genou et légèrement fendue sur le côté. Un petit haut noir comme souvent sur un chemisier auquel elle a “coquinement” laissé les deux premiers boutons dégrafés et des chaussures à talons qui lui font des jambes ravissantes.

Je me suis senti comme un éphémère pris dans la lumière et je me suis surpris à la suivre jusqu’à la salle de détente. Je devais sans doute être un peu rouge, presque gêné car je ne savais plus où poser les yeux. Elle prenait un café avec un autre collègue, je voyais ses cheveux attachés en queue de cheval tombant sur l’épaule droite… heu non .. gauche.
J’avais envie de m’inviter dans leur conversation, j’avais envie de l’entendre sourire, mais je crois que j’ai eu peur de me trahir à travers des regards trop insistants…. alors je suis reparti, simplement accompagné du second café de la journée.

Enfin peut être que ce café m’a porté chance, car est-ce le fait de m’avoir aperçu ou alors simplement les tâches qu’elle s’est assignée pour la journée, mais quelques minutes plus tard, elle s’est arrêtée devant ma porte. Son “bonjour” a irradié mon bureau, je ne savais plus vraiment où regarder, elle m’a souri et m’a dit qu’elle repasserait plus tard pour aborder avec moi le délicat sujet des “contrôles de corroboration”. Autant ces sondages peuvent me paraître fades et rébarbatifs autant cette fois je les remercie presque d’exister.

Alors maintenant… je l’attends





Le 5° Télétubbies

30 10 2008

Drôle de titre pour ce qui doit introduire un post autobiographique. D’autant que c’est la seconde fois que je parle ici des Télétubbies.

En effet ces petits êtres m’intriguent, d’une part par la fascination qu’ils peuvent avoir sur les enfants et d’autres part parce que je crois qu’en secret j’aimerai bien être le cinquième Télétubbies.

Ca a commencé bizarrement, un matin, au réveil où je me suis dit que ça aurait été un chouette métier que d’être un Télétubbies. Toute la journée, déguisé, à faire des “Ha”, des “Ho”, des “HI hi hi”, à se rouler par terre et surtout à se faire des gros calins.

Si j’avais pu choisir j’aurais quand même évité d’être Tinky Winky, non pas que je puisse être taxé d’homosexualité en me promenant avec un sac (on est pas en Pologne.. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20070529.OBS9254/le_teletubbies_inquietentles_autorites_polonaises.html?idfx=RSS_europe) mais j’aime pas trop le violet. Il me restait donc 3 choix, même si je pouvais difficilement opter pour Lala qui est la seule fille du groupe.

Et puis je crois qu’à force d’en sourire, j’ai fini par y croire. J’aurais aimé être le 5° Télétubbies : le bleu (et oui il n’y a pas de bleu)… J’aurais pu aller vivre avec mes amis dans un pays reposant ou tout est merveilleux. Allongé sur le divan de mon analyse, je me suis demandé pourquoi cette envie soudaine de me réfugier dans un monde enfantin.

Je n’ai sans doute pas toute la réponse mais peut être un commencement, je crois que tout simplement j’aime cette atmosphère. Je voudrais bien vivre dans un monde où il n’y a pas de tensions, où les autres se mettent en 4 parce que l’un d’eux est triste, où l’on a le droit d’être triste parce que sa trotinette est cassée,  où l’on s’émerveille devant un mouton et où le calin semble être le remède à tous les maux.

Tout simplement aussi parce que je n’aime pas les tensions, les conflits : non seulement ceux qui me mettent en cause, mais aussi ceux qui concernent les personnes que je connais. Ca me touche, ça m’affecte, ça me rend triste parfois sans doute beaucoup plus que ça ne devrait.

Alors oui, à défaut de pouvoir aller vivre avec Casimir dans l’île aux enfants, je rêve juste parfois que je serai un jour le 5° Télétubbies……





Cherchez l’erreur

26 10 2008

1 – il a dit “salut”
2 – elle a dit “comment tu me parles”
3 – il a dit ” tu exagères”
4 – elle a raccroché

Parmi ces 4 propositions il y a forcément une erreur, un grain de sable, un virus, un bug, la phrase qui tue ou le mot en trop…

Et vous, qu’est ce qui vous aurait fait réagir ? trouverez-vous la bonne réponse ? démasquerez-vous l’erreur ?

Pour le reste c’est un peu comme à la Star Ac… “si vous soutenez …. , tapez 1…etc”
Mais chez Gus, pas de numéro surtaxé, de toute façon il n’y a rien à gagner.. c’est la crise !





Soleil d’hiver – II

24 10 2008

Alors que certains ou certaines aspiraient à retourner dare-dare sous la couette, c’est avec envie et une curiosité renouvelée que je venais au bureau ce matin. Ce qui n’était qu’un billet d’humeur la semaine passée, une émotion instantannée a fait grandir mon attention et je me demandais si elle serait aussi délicieuse ce matin…

Dès mon arrivée, j’avais envie de savoir si ce nouveau fridaywear viendrait encore me réchauffer le coeur par ces fraîches températures. Ayant du garder le costume pour cause de réunion je me sentais un peu en marge de la tendance mais pour être franc je n’en attendais qu’une…  La porte ouverte, je guettais donc les allers et venues de mes collègues. C’est seulement à 8h50 que j’ai deviné son pas et aperçu sa silhouette, enfin !!.

La première chose qui a attiré mon oeil ce sont ses bottes qu’elle a mise par dessus son jean, élégantes, fines, avec des talons assez hauts, elles lui font des jambes ravissantes et son jean (enfin ce nouveau jean) la met toujours autant en valeur lirait-elle dans mes pensées ou a-t-elle remarqué mon regard parfois soutenu de la semaine passé ? Le reste de sa tenue est composé d’un haut noir à bretelles greffées de petits cylindres en métal donnant un petit coté sophistiqué tout à fait délicieux, enfin un petit gilet à manches trois quart vient couvrir ses épaules que le froid ne me permet plus d’apercevoir.

Elle ne se ressemble plus vraiment mais je la redécouvre avec un réel plaisir, toujours aussi ravissante, toujours aussi séduisante.

Ma porte risque bien de rester encore ouverte toute la journée, je me sens un peu distrait ce matin, j’aurais aimé partager un café, lui offrir un sourire ou échapper un compliment mais cela serait peut être déplacé. Je n’ai pas envie de la mettre mal à l’aise, qu’elle se sente regardée et qu’elle n’ose plus ces vendredis que je guette avec impatience.

Alors je garde tout pour moi, je souris juste à chacun de ses passages, le coeur réchauffé de voir encore ce matin mon soleil d’hiver.





Sadique

23 10 2008

Je me souviens de cette soirée, je me suis surpris pour la première fois à lever la main en sa direction. J’étais agacée de la voir ici pourtant je ne sais pas si j’ai seulement soulagé ma colère ou si j’ai pris aussi du plaisir…

” Quand je suis entré dans la chambre, je l’ai vue, sur le lit, frêle, presque fragile. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit là. J’ai été surpris d’abord et ensuite agacé par sa présence. 

Je me suis avancé et sans un mot j’ai levé la main en sa diection, en vain… Effrayée sans doute, elle s’est réfugiée dans un coin de la chambre. Son geste m’a mis en colère, je voulais seulement lui faire comprendre qu’il était temps de partir. Mais voulait-elle seulement se rendre inaccessible ou avait-elle décidé de me provoquer un peu plus.

Je suis alors ressorti de la pièce, pas pour me calmer mais simplement pour aller chercher la spatule qui me sert habituellement à cet effet puisque visiblement elle voulait être corrigée.

A mon retour, je ne la voyais plus, elle s’était cachée, m’obligeant ainsi à la chercher, pas très longtemps sans doute, mais m’obligeant quand même. J’ai frappé un grand coup sur le lit, de rage, pour l’avertir que cette fois je lui promettais autre chose qu’un encouragement à me laisser tranquille.

Je l’ai débusquée, rapidement. Se croyant bêtement à l’abri derrière les rideaux, j’avançais vers elle, déterminé, pensant au premier coup qui allait s’abattre sans doute malgré elle. Une autre tentative pour fuir, le lit pour dernier refuge mais cette fois je ne l’ai pas manquée. Mon geste a fendu l’air, a touché sa cible. Elle n’a pas crié, elle n’a même rien dit, elle ne bougeait plus, le coup avait du être suffisant.. Moi je ne pouvais me retenir d’afficher un petit sourire de satisfaction..”

Putain, j’aime pas les mouches….





C’est qui Gus ?

21 10 2008

“En voila une question qu’elle est bonne” comme aurait dit Coluche, et justement l’histoire de Gus c’est l’histoire d’un mec qui n’est à la fois ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre… ni tout à fait moi.

Je veux juste que Gus me ressemble, qu’il puisse laisser couler parfois une émotion, un sentiment, une sensation ou un allant. Mais est il brun, blond ou roux je l’ignore, et son nom je veux juste qu’il vous soit doux et sonore.. comme dit le poète ;-)

Vous y trouverez toujours une partie de moi, parfois bien en évidence, parfois bien cachée derrière les paillettes d’une histoire pluribiographique. Mais je serai bien incapable de ne vous parler que de moi, me raconter de façon brute “c’est ainsi et puis voilà”. Peut être trop timide alors Gus est là pour moi, il vous raconte une histoire, un clin d’oeil, un sourire que je n’oserai pas. Il partage mes passions, mes fous-rires, mes folies : il résonne dans mon coeur…… mais il ne vit qu’ici.





5 pour le prix d’une.. enfin presque

21 10 2008

On passe parfois du temps à faire l’inventaire de ses chansons préférées ou de ses films mais Dieu que la chose peut être difficile quand en plus s’ajoute le choix dans les interprétations, les arrangements.

Alors je vous offre 4 chansons, 4 versions, celle du maître Carlos pour commencer et puis les autres, mais que des versions qui finalement se veulent originales, en tout cas, j’ai pas envie de choisir.

Et en prime, juste pour le plaisir, la derniere presque pareille, enfin ma préférée, aujourd’hui peut être plus qu’hier… sourires





Soleil d’hiver

17 10 2008

Ouf, enfin, c’est vendredi… une semaine un peu difficile et l’envie de la pousser irrésistiblement vers le passé. Et en plus il fait beau, un grand soleil mais un soleil d’hiver, celui qui ne vous réchauffe que si vous le regardez derrière une vitre, car il fait vraiment froid.

Moi j’ai de la chance, car aujourd’hui j’ai deux soleils pour me réchauffer, le premier qui ira se coucher vers 18h58 et le second qui trotinne joyeusement depuis ce matin dans les couloirs et qui vraissemblablement ne sera pas couché aussi tôt.

Je ne sais pas si le fridaywear a du bon, habitué aux costumes et tailleurs un peu stricts, mais petit à petit cette coutume bouleverse les habitudes et aujourd’hui, ce soleil (enfin ma petite collègue du bureau d’à côté) a su exploiter le meilleur de sa garde robe : petit haut noir sans doute de marque moulant et légèrement décolleté, un jean assez design probablement un 36 que je n’espère à aucun moment apercevoir de face et des converses de couleur qui viennent lui donner 5 ans de moins ce dont elle n’a déjà pas besoin.

Du coup j’ai l’impression de me retrouver à la fac, bercé par le défilé  des étudiantes rivalisant d’ingéniosité pour captiver les regards lors de la traversée du hall. Et là je crois qu’elle ne serait pas en reste tant ses attributs féminins sont discrètement mais volontairement mis en valeur.

Du coup ma porte est restée ouverte depuis ce matin, mon oeil attentif guette le passage de ces converses de couleur en espérant qu’elle échappe un sourire que je pourrais ramasser et garder jusqu’à ce soir.

Mais ce soleil est mon étoile filante, elle n’en saura rien, je ne dirai rien, je n’irai meme pas l’inviter à boire un café de peur que mes yeux ne me trahissent et que mon sourire souligne un peu plus qu’une simple camaraderie… Trop timide ?… Je la trouve juste divine, ravissante mais je resterai dans l’ombre, non pas que ma morale ne m’en empêche, mais c’est peut être de là que je peux la voir le mieux.





Son ex

15 10 2008

Il y a des choses qui font chier, des choses qu’on voudrait oublier mais qui reste indélébile, qu’on traîne comme un boulet et qui vienne assombrir un ciel qu’on voudrait toujours bleu. En ce moment, mon nuage c’est son ex. Enfin pas vraiment un ex celui qui était là avant mais celui qui a été là à un moment où ça n’allait pas trop, ça n’a pas duré longtemps mais malheureusement ça a existé.

Il avait disparu, laissant apercevoir un ciel dégagé et je ne sais pas pourquoi il est réapparu. Elle ne l’a pas invité, elle ne l’a pas recherché mais il est revenu et aujourd’hui il est là, trop là.

Pourquoi est il revenu ? par orgueil pour se prouver qu’il a toujours son écoute, par défi, par fierté, pour se foutre de ma gueule en me montrant qu’il est intouchable. Je le sens, je le vois, il fanfaronne, un petit mot, un sourire, il s’amuse, se délecte peut être de me voir à l’écart, silencieux, il se venge peut être d’avoir été écarté ou alors il attend son heure… après tout rien n’est anodin.

Pourquoi le laisse t’elle faire ? j’ai confiance là n’est pas la question mais pourquoi lui parle-t-elle, lui sourire. Il est le passé, une page tournée alors pourquoi garder le livre ouvert, un livre qu’on devrait brûler enfin que je voudrais bruler. Se sent-il encouragé ou juste amusé de cette “complicité”, mais il est toujours là. Il fait toujours un détour pour la saluer même quand je suis à son bras. Il arrive meme qu’il me salue…gentiment.

Parfois j’ai même plus envie de sortir de peur de tomber sur lui. Je sais les endroits qu’il fréquente, les manifestations qu’il affectionne, les goûts qu’ils partagent. Alors j’ai envie de la laisser y aller seule pour ne pas voir, ne pas savoir même si ça n’arrange rien. Car je sens la rage monter, l’envie de lui sauter à la gorge, de lui faire mal, de lui montrer qu’il n’a plus sa place.. la colère, la vengeance, la jalousie peut être aussi… tout ce que je n’aime pas et qu’il fait naître en moi.

J’essaie de lui parler, de lui demander pourquoi, elle me rassure, elle fait un peu plus attention, marque une distance mais lui il est toujours là… et je voudrais ne plus le voir. J’essaie aussi de me montrer fort, fier, de sembler intouchable, voire mesquin à l’égard de ce voyageur mais c’est avec le coeur serré que parfois j’ironise pour ne pas sembler jaloux ou accusateur.

Il est mon monstre, celui du placard, celui qui empêche de fermer les yeux car on le devine prêt à surgir…encore.





Tri Accoustique by Gus (TAG)

13 10 2008

Tagué par la Brune, je m’empresse de répondre à cette délicate attention et je fouille ma mémoire pour trouver 5 + 1 chansons pleines de souvenirs

1 – Wham – careless whispers : “I feel so unsure as I take your hand and lead you to the dance floor”, tout était dans le texte, c’était la chanson romantique. Le plus souvent paralysé par la timidité je restais le plus souvent tout seul à rêver à celles qui auraient du m’accompagner pour cette danse.

2 – The Cure – cold : première révolution musicale, extrait de l’album “pornography” l’introduction au violoncelle glace le sang… à écouter sans modération un triste dimanche de novembre, perché au sommet d’une falaise battue par une mer déchainée.

3 – The Doors – people are strange : ” People are strange when youre a stranger
Faces look ugly when youre alone” enfin j’aurais pu les choisir toutes. C’est LE groupe. Enfin ça sera un post à venir.

4 – Robbie Williams – angel :  tout ce qui reste d’une vieille rupture

5 – NTM - ma benz : au dela des clichés, des idées préconçues, de la vision simpliste d’un groupe de banlieue, des déboires de ses chanteurs.. je suis tombé dedans par hasard mais béni soit celui qui m’a poussé. Ce morceau, sa musique, ses paroles, son clip.. inégalé !!

6 – Michel Berger - où es tu : la dernière chanson sur laquelle je me suis effondré, le coeur brisé de mots si douloureux, des larmes plein les yeux et la solitude de la foule pour seul refuge.