Ca fait déjà 3 semaines que mes fins de semaine sont différentes, teintées d’impatience et d’un regard différent sur celle que j’attends chaque vendredi matin. Et le fait de vous la raconter, de vous la présenter un peu plus à chaque fois rend cette attente encore plus particulière. Pourtant nous nous croisons tous les jours ou presque mais ces vendredis ont un autre parfum.
Ce matin n’a donc pas échappé à la règle, j’avais pour une fois moi aussi adopté le code vestimentaire de la journée : jean, chemise et chaussures éffilées en cuir noir, j’étais aussi presque matinal afin d’être certain de ne pas la manquer mais un peu triste toutefois car le temps maussade ne laissait présager rien de bon, j’appréhendais de devoir me satisfaire d’un gros pull dissimulant son si joli ”36″.
Aussi j’ai eu quelques difficultés à contenir mon sourire en la voyant arriver et passer, toujours aussi élégante devant ma porte. Elle portait une jupe noire qui lui arrive juste sous le genou et légèrement fendue sur le côté. Un petit haut noir comme souvent sur un chemisier auquel elle a “coquinement” laissé les deux premiers boutons dégrafés et des chaussures à talons qui lui font des jambes ravissantes.
Je me suis senti comme un éphémère pris dans la lumière et je me suis surpris à la suivre jusqu’à la salle de détente. Je devais sans doute être un peu rouge, presque gêné car je ne savais plus où poser les yeux. Elle prenait un café avec un autre collègue, je voyais ses cheveux attachés en queue de cheval tombant sur l’épaule droite… heu non .. gauche.
J’avais envie de m’inviter dans leur conversation, j’avais envie de l’entendre sourire, mais je crois que j’ai eu peur de me trahir à travers des regards trop insistants…. alors je suis reparti, simplement accompagné du second café de la journée.
Enfin peut être que ce café m’a porté chance, car est-ce le fait de m’avoir aperçu ou alors simplement les tâches qu’elle s’est assignée pour la journée, mais quelques minutes plus tard, elle s’est arrêtée devant ma porte. Son “bonjour” a irradié mon bureau, je ne savais plus vraiment où regarder, elle m’a souri et m’a dit qu’elle repasserait plus tard pour aborder avec moi le délicat sujet des “contrôles de corroboration”. Autant ces sondages peuvent me paraître fades et rébarbatifs autant cette fois je les remercie presque d’exister.
Alors maintenant… je l’attends
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