Elle était là, enfin agenouillée au centre de la pièce, les mains posées sur les cuisses. Elle était plus jolie que je ne le pensais à la suite de nos premières discussions sur http://www.rencontre.wirtuel.com. Je me disais que j’avais de la chance de l’avoir rencontrée et qu’il ne me serait pas difficile de ” l’aimer ” au moins pour cet après-midi.
Elle m’avait parlé de ses envies, de ses fantasmes alors je lui avais donné rendez vous dans ce petit hôtel du centre ville de Tours. Je ne voulais pas en faire un rendez vous ordinaire alors je l’avais invitée à suivre quelques consignes, volontairement formelles et adressées par mail juste après notre dernière discussion.
“Chère mademoiselle
Je suis impatient à l’idée de vous retrouver ce mardi mais il faudra que vous suiviez ces consignes à la lettre : Vous serez habillée seulement d’un soutien gorge et d’une paire de bas assortis. Vous m’attendrez au milieu de la pièce, agenouillée, les mains posées sur les cuisses, paumes ouvertes. Vous aurez les yeux bandés et les cheveux attachés d’une queue de cheval.
A mon arrivée, vous ne parlerez et ne bougerez pas.
Vous avez naturellement quelques jours pour décider d’accepter ou non ces consignes et donc de vous rendre à ce rendez-vous.”
Le rendez vous était à 14h00, je suis arrivé volontairement avec plusieurs minutes de retard pour savoir si elle respecterait les consignes édictées et poussant la porte à 14h15, je la vis, elle était là…
Je ne lui ai pas parlé, pas touchée tout de suite.. j’ai pris le temps de me mettre à l’aise et aussi d’ouvrir la fenêtre laissant ainsi un courant d’air envahir la pièce. Elle a été prise d’un frisson mais je savais pas s’il était de froid ou d’émotion, même si elle devait appréhender ce rendez vous avec un homme qu’elle connaissait si peu.
Elle semblait paralysée, tétanisée. Je pense que même si elle avait voulu bouger elle n’aurait pas pu.
Lentement je faisais le tour de cette femme, le parquet craquait et elle sursautait presque à chaque pas. Je voyais ses épaules trembler : un tour, deux tours, cela devait lui paraître interminable. Je finis toutefois par m’approcher d’elle et je lui murmurais à l’oreille que j’étais content qu’elle soit venue.
Elle s’apprêtait à répondre mais je posais un doigt sur sa bouche, elle ne devait pas parler…

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