Taille 36

28 04 2009

Des fois je me demande si Dieu n’a pas créé la misogynie et le foot pour nous rassurer (nous les hommes) de ne pas être des femmes. Ainsi campés sur dans des certitudes indétrônables on ne doute jamais de la chance qu’on a d’être un male velu ;-)
Pourtant je dois avouer que je nourris en moi une curiosité grandissante et que j’aimerai bien l’espace d’un instant être une femme (allez soyons fou.. disons 36 heures).

Tout d’abord je dois dire que j’ai mes conditions : je veux être brune et avoir des longs cheveux lisses, je veux être menue pour qu’on puisse me porter dans les bras, avoir de jolis seins pour ne pas mettre de soutien gorge  je sais que ça se fait pas mais pour 2 jours… , avoir un joli petit cul taille 36, savoir marcher avec des talons sinon je vais me faire une entorse, être câline, taquine, toujours jolie, avoir un peu d’astuce, d’espièglerie enfin sans forcément m’appeler Candy, et aussi que ces 2 jours ne tombent pas pendant mes règles ça serait pas de bol.

Bref ainsi armé(e) faut que je m’habitue, je serai prête à découvrir le monde sans devoir me préoccuper des derniers résultats du PSG.

Tout d’abord un coup de fil à Babette pour aller faire les magasins (vu qu’elle veut pas sortir avec moi je pourrais au moins la mater dans la cabine) et parvenir enfin à m’extasier devant une magnifique petit haut noir ou une magnifique paire d’escarpins en soooooldes à 169€. Ensuite un petit tour chez Orcanta pour savoir si c’est vraiment si pénible que ça de porter un porte-jarrettelles. Enfin un déjeuner en ville où je pourrai me satisfaire d’être rassasiée après avoir dévorée 3 feuilles de salades vertes, une badoît, un café et un coup de fil à Guillaume (Babette m’a dit que c’était un bon coup) pour réserver sa soirée moi j’en ai qu’une alors je veux pas dormir toute seule.

Retour rapide chez moi (sinon je vais rater les feux de l’amour) et tranquillement allongée sur mon lit je crois que je ne résisterai pas à l’envie de me faire jouir c’est déjà pas mal que j’ai tenu la matinée. 

Ensuite un petit tour à mon club de sport avec le (trop) petit short vert fluo qui va affoler la moitié de la salle, un hammam avec Jérem le nouveau prof de cuisses-abdos- fessiers, faudra que je le présente à Babette car lui aussi c’est un bon coup… enfin je crois. Vous allez peut être dire que je vais un peu vite mais j’ai aussi envie d’en profiter.

Je prends le bus pour repasser chez moi j’aurais bien pris la voiture mais j’avais oublié que je savais plus conduire..pfff, une petite douche et 2 heures plus tard je sors de la salle de bain, toute belle et maquillée et ça n’a pas été facile. 19h j’arrive au resto. Guillaume est déjà là, il sourit comme un con et pourtant il sait pas que je vais lui en faire baver. Bon là c’est moins drôle, je dois renoncer à ma traditionnelle vodka pomme pour avaler un abominable malibu passion sans me tromper de porte pour aller aux toilettes des files qui sont bien plus propres d’ailleurs, faudra que je pense à continuer d’y aller. Dîner avec Guillaume qui me raconte un tas de conneries sans doute juste dans l’espoir de me baiser sans arrêter de regarder son portable faudra d’ailleurs que je pense à fouiller dedans pour savoir qui lui a envoyé 2 sms ce soir,  et en plus tout fini bien car c’est lui qui m’invite trop cool. 

Retour à mon appartement, quand il commence à me peloter je me dis que j’aurais quand même préférée rentrer avec la petite serveuse j’aurais du mettre dans ma liste que j’étais lesbienne, bah ça sera pour la prochaine fois. J’en profite aussi pour lui dire que je suce pas faut pas déconner et si j’aimais ça.. brrrr. On fait l’amour et j’ai 4 orgasmes sans rien faire..  ça aussi c’est plutôt cool. J’aurais bien aimé qu’il me prenne dans ses bras pour qu’on puisse parler mais cet imbécile s’est endormi comme une masse et en plus il ronfle et il est tout poilu.. pfff

Enfin le lendemain matin, il m’apporte quand même le petit déjeuner au lit mais bon j’avais oublié que je mangeais des fitness avec du lait de soja. Il aimerait bien qu’on remette ça tiens moi aussi je suis un bon coup alors mais j’ai plus envie parce que c’est comme  ça et na !!! et je le fous dehors en lui disant qu’il me prend pour une chose et que nous deux c’est plus possible…

Je m’enferme dans la salle de bain, je me pèse merde j’ai pris 120 grammes et je me fais un masque redensifiant à l’argile sans oublier d’appliquer mon oléo sérum nutri régénérant. Avec tout ça j’avais presque oublié de passer ma commande à la Redoute. Coup de fil de Babette qui veut connaître tous les détails de ma soirée, j’en profite pour lui parler en très très bien de Gus et après avoir commenté en live le Voici de la semaine, je me rends compte qu’il est déjà midi… pfff je suis débordée.

Et dire que c’est déjà l’heure de retrouver un taux de testostérone acceptable… enfin c’est pas le tout maintenant faut que je rattrape mon retard… d’abord les résultats du PSG et puis tiens.. si je passais un coup de fil à Babette ;-)





Bonjour et gna gna gna…

10 04 2009

Ca fait longtemps que je rumine ce billet mais cette fois je tiens plus, je hais les messages des répondeurs, ça en devient épidermique…

Et l’éventail est large :

- pour les plus fainéants, c’est l’annonce formatée de l’opérateur (bonjour vous êtes bien sur la messagerie du 06 82 15 68 75)  et déjà à ce moment là j’ai presque oublié la raison de mon appel, me demandant en réalité,  si je n’ai pas fait un faux numéro..

- ensuite, de façon presque stalinienne, il y a ceux qui du fin fond des toilettes ont enregistré d’une voix solennelle le prénom et nom (voire pire le nom et prénom). Ainsi on se retrouve face à un austère ”George Dupont” suivi rapidement d’un bip qui donne envie de répondre “bonjour stop, ici Gus stop, espère que tout va bien stop, à bientôt stop”

- je n’ose même pas parler des messages dits humoristiques, reprises des bronzés ou des guignols où c’est alors parfois la voix de Jacques Chirac qui nous accueille… j’ai alors juste envie de dire “voyons .. à ton âge..”

Nous arrivons maintenant dans les catégories épidermiques

- la première où l’annonce dure au moins 50 secondes, où la personne nous explique gentillement qu’on est bien sur son répondeur (dès fois que), que malheureusement elle n’est pas disponible (parfois on a même la chance de savoir ce qu’elle est en train de faire) et enfin qu’on peut laisser un message (ce qui est quand même adorable) mais seulement après le bip (dès fois qu’on aurait eu envie de le commencer plus tôt)… et tout ça pour juste avoir la possibilité de lui dire “rappelle moi” (enfin quand les batteries et le forfait a survécu à cette annonce interminable.

- la seconde est quand la personne prend le temps de dire “et je vous rappellerai” sachant que dans 80% des cas, elle ne rappelle jamais… Pour moi c’est purement et simplement du sadisme et quand en plus elle ose ajouter “avec plaisir”, j’ai alors la tension qui monte de 4 points.

Et je ne vous parlerai pas des vicieux(ses) qui osent savamment mélanger ces deux catégories, ça devrait être pénalement interdit !!  En fait le seul message que je trouve bien, c’est le mien !! et le comble c’est que j’en profite pas, je m’appelle jamais ;-(





Qui aime qui ?

8 04 2009

Rivé devant mon téléviseur, entre deux publicités, elle lui a dit : ” tu choisis celui que tu veux “.  Il a choisi et a pris celui qu’elle préférait. Surprise de ce choix, elle lui a demandé pourquoi et il a répondu : “parce que je t’aime et que je veux que tu sois heureuse”

Malgré tout elle s’est fâchée, elle lui a dit qu’avant tout elle voulait qu’il puisse faire ce qu’il aimait pour ne pas refaire les erreurs du passé et finir par lui reprocher à elle ses propres choix (vécus à la fin comme une contrainte)… et du coup il avait l’air un peu perdu.

Je ne sais pas pour vous, mais on m’a déjà dit ses mots là, et dans des circonstances similaires. La première fois que je les ai entendus, ils m’ont paru insensés…

J’ai du me les répéter 100 fois pour commencer à accepter que l’autre puisse “rejeter l’amour” qu’il y avait dans mon geste et une bonne centaine de fois supplémentaires pour me rendre compte que finalement l’amour n’était pas forcément là où je le pensais…

Et finalement hier ses mots ont résonné en moi comme une évidence. Et si malgré tout je n’ai pas toujours peut être à cause d’un égoïsme atavique qui s’enorgueillit de “ces sacrifices” ce réflexe de penser avant tout à l’autre, je suis alors encore plus abasourdi par cet amour que l’on me donne.





En avril…

6 04 2009

…. ma maman me disait “ne te découvre pas d’un fil” d’ailleurs ça n’était pas la seule.  Mais il faut croire que les mamans ne le disent plus ou alors ne le disent plus assez fort.

En effet 2 rayons de soleil et voila que les rues de la ville deviennent le théâtre du premier défilé estival de la saison : petit haut décolletté, jupe courte et fleurie (qui à mon avis ne doit être faite que de 2 fils et qui vient d’en perdre un), lunettes de soleil… etc etc

Il faut alors que je regarde à deux fois le thermomètre de la voiture pour constater malgré tout que celui ci est resté bloqué sur 12°C, ce qui personnellement ne me suffit pas pour sortir en le short et les tongs.

Mais n’étant pas garant du déficit de la Sécu, je me garde bien de haranguer et prévenir cette foule “mini-vêtue” et j’essaie tant bien que mal de ne pas me faire distraire, même s’il m’arrive ainsi parfois de me perdre pour venir au bureau.

Enfin,, je dois avouer que je me voyais déjà place St Michel, assis au bord de la fontaine, comptant avec ironie le nombre de “mini-jubbes enrhubées” , et attendant patiemment ce mois de mai, où enfin chacun fera ce qui lui plait…