Vu de ma fenêtre

25 06 2009

Jamais un post n’a aussi bien porté son nom… enfin n’a aussi bien collé avec ce blog. En effet, cette fois tout s’est passé depuis ma fenêtre qui ce soir là était à la fois trop près et peut être trop loin d’une autre fenêtre.. ouverte, celle là.

Il était tard, 2h passé, je rentrais d’une soirée et je retrouvais malgré moi ma petite chambre d’hôtel au 11° étage de cet hôtel parisien. L’air était chaud, étouffant et afin de trouver un peu d’air, j’ouvrais la fenêtre de ma chambre, je m’accoudais à ce rebord. J’avais une vue imprenable et je me demandais bizarrement si c’était vraiment prudent d’offrir un marche pied aussi élevé à des âmes pouvant être décidées à faire le grand saut.

Mon regard balayait l’horizon, courait sur les façades environnantes et se posa sur la fenêtre encore allumée d’une chambre située quelques étages plus bas. Et mon étonnement fut immense lorsque je vis l’occupante sortir entièrement nue de sa douche.

Surpris, presque gêné, j’étais comme paralysé et incapable de faire le moindre geste pour me détacher de cette fenêtre. Je la regardais, brune, élancée, aller et venir autour de son lit. Je ne la connaissais pas et pourtant j’étais entré de plain pied dans son intimité.

Mais sans doute à cause de cette sensation inexplicable que l’on ressent quand on se sait observé, subitement elle a levé la tête dans ma direction. Pris en faute, j’ai esquissé un petit geste de recul, sans toutefois disparaitre de l’encadrement de la fenêtre et aussi étrange que cela puisse paraître, amusée, elle m’a souri….

vu de ma fenetre





Le trésor de mon île

2 06 2009

Mon navire a fait naufrage, je suis le seul rescapé.
Je regarde le rivage sans savoir où je me suis échoué
J’ai fouillé les coffres de l’équipage, voilà ce que j’ai trouvé
Une fortune de coquillages, un trésor de braconnier.

Il est ma seule richesse, mon testament de flibustier
Je le chéris, je le caresse, je le regarde émerveillé
Il est mon âme, ma tendresse. Au crépuscule, fatigué
Je rêve qu’une princesse vienne un jour le déterrer

Un coffre du lumière et d’ébène, drôle de prison pour une fée
Les pinces du cachot du capitaine, pour ne jamais oublier
Un livre qui depuis me hante, comme les grains du sablier
Un pavillon de roses que je rêve de voir flotter
La torche mortifère d’une escale passionnée
Un parchemin de lin et cuir, blanc de mes mots, riche de mes pensées
Un frêle papillon qui n’aurait pas du s’envoler
Et ce qu’il reste de mon âme après l’exil de ces années