La petite garce

30 07 2009

Elle s’était bien foutue de moi quand on s’est recroisés “presque” par hasard, elle n’avait pas hésité à me dire mes 4 vérités, celles que je ne voulais pas entendre, enfin surtout ne pas voir…

Mais blessé (ou plutôt vexé), j’avais relevé le défi et entre nous c’est devenu la guerre. Aucune trêve autorisée, tous les coups sont permis : oeil pour oeil, dent pour dent, gramme pour gramme…

Enfin aujourd’hui, son dard acéré a vacillé, elle pensait avoir le dessus, je lui ai montré que je pouvais la rendre docile et qu’elle ne dépasse plus certaines limites… pourvu que ça dure :-)





Bonjour tristesse

29 07 2009

Pfff, j’avais attendu vendredi dernier comme l’ultime délivrance mais je dois bien reconnaître à présent que mon enthousiasme semble lui aussi sorti de la maison…

Finies les joutes épiques, les querelles sournoises et les rivalités assassines, en quelques semaines, les traîtres et les félons ont été décimés mais aujourd’hui j’en arrive à secouer moi même mon petit écran pour redonner un peu de vie à une population en déshérence.

Une scène de ménage simulée, un clébard qui se demande sans doute ce qu’il fait là, une marie-cancan aux rajouts capillaires, une blonde qui ressemble plus à mon canard (voir plus bas) qu’à autre chose et dans l’ensemble des candidats qui grossissent à vue de nez (enfin plutôt du ventre et des hanches) au point de faire bientôt exploser mon écran pourtant large… et plat (lui !!).

Reste encore, au mieux, les provocations inutiles de la naïade allumeuse et allumée qui essaie de semer la discorde et de provoquer encore et toujours celui pour lequel sa défiance n’a vraisemblablement d’égal que son attirance. Du coup, ma télécommande commence à fredonner le chant du cygne…

Trompettes de la renommée, allez réveiller ces troupes, ou de grâce allez sonner ailleurs !!





Comme si c’était vrai

28 07 2009

On a tous fredonné un jour ou l’autre cette vieille chanson de 1975 (oups) qui commence par “J’ai encore rêvé d’elle. C’est bête, elle n’a rien fait pour ça…”. Presque sulfureuse pour l’époque, cette chanson osait raconter tout haut ce qui se passe parfois .. tout bas ;-)

Mon histoire commencera donc aussi par “il était une fois…”. Elle était avec moi, dans un chambre d’hôtel qui me semblait familière, nos mains, nos langues, nos corps se mêlaient dans une danse frénétique et effrénée.

Cela durait depuis des heures sans que nous nous épuisions l’un de l’autre. Elle s’est mise alors à 4 pattes, s’offrant à mes caresses, m’invitant à profiter de son intimité, de toutes ces intimités. La vision dantesque de son cul irrésistible me faisait alors chavirer…

Mais ce fût un réveil inopportun qui me ramena brutalement à la réalité.  Je venais brutalement de me souvenir du second couplet de la chanson et penaud j’avais bien du mal à effacer les tâches de mon émotion.

Toutefois cela m’avait paru si vrai que j’en garde un souvenir délicieux…





Mon canard

27 07 2009

Après Rolland Garros et une compétition (de vélo) à peine terminés, qu’il me faut déjà enchaîner sur une autre épreuve : de natation, cette fois). Mais sans craindre un quelconque surmenage (pouvant conduire à une blessure), je me sens d’ores et déjà prêt pour suivre avec assiduité cette campagne romaine.

Et je dois dire que mes efforts (enfin mes intentions) ont été vite récompensés car succédant à la sueur, au sang et aux larmes je me suis reposé en découvrant dès hier soir les sourires rafraîchissants des athlètes (féminines).

En effet et cela quelque soit la discipline, je n’avais jamais remarqué qu’une compétition pouvait réunir autant de jolies jeunes femmes, visages radieux, silhouettes irréprochables, je me découvrais alors un certain enthousiasme pour le plongeon de 5m ou le relai 4 fois 100 mètres nage libre (néerlandais de préférence). 

Comment ai-je pu être aussi bête et continuer d’arpenter les terrains sans jamais remarquer cela avant. Le bonheur n’est pas dans le pré, il est dans l’eau !!

Enfin demain c’est décidé, je ressors mon canard et je pars à la chasse à la sirène…

canard





Robert Doisneau

26 07 2009

J’avais commencé ici à coller de façon éparse quelques photos qui m’ont toujours ému. En feuilletant une revue, au détour d’un article, on retrouve une image qui semble avoir toujours existée mais qui pourtant est seulement née de l’oeil éclairé d’un artiste.

J’aurais sans doute déjà du rendre hommage à ce photographe qui le premier aura éveillé chez moi ce goût prononcé pour le noir et blanc. Et je ne me lasse pas, à chaque fois, à travers ses yeux, de redécouvrir un Paris que j’adore…

Les-Escaliers-de-Montmartre





Connais-toi, toi même

24 07 2009

J’ai du passer souvent à côté de cette injonction de Socrate sans qu’elle n’éveille en moi le moindre soupçon de curiosité ou de réflexion. Il a fallu attendre un peu beaucoup passionnément pour que cette phrase résonne en moi comme une formule magique.

Enfin je devrais plutôt préciser comme une formule incantatoire, sensé guérir tous les remèdes, expliquer tous les maux mais dont je ne voyais pas du tout comment en percer le secret.

“Se connaître soi-même pour comprendre les autres”, la ritournelle semblait incroyablement séduisante mais là encore pour moi elle n’avait aucun sens. J’essayais au contraire de comprendre les autres pour justement mieux me comprendre moi. Et comment ou pas quelle prétention pouvais-je imaginer prêter (que dis-je affliger) aux autres mes comportements parfois si particuliers.

J’étais face à un mur, aussi mystérieux qu’impénétrable. Je ne trouvais ni la porte, et encore moins la clé pour le franchir. Cela semblait pourtant si simple, comme une évidence que l’on me rabâchait mais je ne savais comment je pouvais être le filtre qui m’apporterait un peu plus de sagesse.

Je ne suis pas sur d’avoir saisi la démarche, j’ai toujours l’impression comme disait encore ce bon vieux Socrate “de juste savoir que je ne sais rien”. Pourtant, ce jour, j’ai essayé de parler, de comprendre seulement en regardant vers moi et cette fois pour une fois j’ai eu l’impression de toucher enfin mon auditoire.

Est-ce une première victoire ? Aurais-je trouver un bout de la clé ? Ou ne suis-je juste qu’un singe savant capable à présent de refaire le tour qu’on lui a joué cent fois…

Mon Dieu, j’aimerai y croire…

BD2002-010





La guerre de trois n’aura pas lieu

23 07 2009

Je n’aurais jamais imaginé citer Giraudoux pour décrire l’épopée romanesque qui se joue chaque soir sur mon petit écran. Et pourtant on retrouve presque l’archétype de la Tragédie Classique telle qu’elle déroulait déjà chez les grecs ou les romains : amour, passion, alliance et trahison. L’analogie avec la pièce va même jusqu’à retrouver deux camps aux idéologies antagonistes.

Enfin cette fois je comptais bien assister au dernier acte de cette lutte fratricide. Le hasard, les ruses et les manipulations ayant permis que vendredi, les trois ennemis de la maison se retrouvent enfin dans l’arène. Et là, confortablement installé dans mon fauteuil, je me sentais prêt à assister à la mise à mort de l’un d’eux…

Je n’avais même pas pris la peine d’anticiper un quelconque pronostic, la perspective des larmes et du sang versés au nom du pouvoir et de l’audimat suffisait à satisfaire mes envies belliqueuses : peu importe qu’il y ait un vainqueur pourvu qu’il y ait un perdant…

J’étais donc prêt à me repaître de la satisfaction des uns piétinant la détresse des autres quand la joute promise a été annulée. En effet, un des petits chefs n’a visiblement pas supporté la pression et s’est violemment attaqué à sa meute.  Ainsi mis en quarantaine, il sera donc le seul à affronter la plèbe, espérant  sauver sa tête mais me privant des joies du cirque…

Gerome





Autarcie

22 07 2009

Une journée sans soleil et des nuages qui ne se dissipent pas. Une apathie grandissante comme si l’horizon devenait incertain. Et cette putain de courbe qui semble me dire que tout est passager..

Pas envie de sourire, pas envie de rire, pas envie de courir, pas envie de sortir, pas envie de bosser… même pas envie de rentrer.

Envie de s’évader mais je ne sais même pas de quoi et pouvoir vivre en autarcie, simplement pour ne pas être dépendant…

6213-000176





A pieds joints

21 07 2009

Confussius aurait dit : “quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt”. A une époque, on nous a montré la lune. Nous avons tous regardé la lune… mais n’étions nous pas aussi des imbéciles ?

Nous commémorons aujourd’hui les premiers pas de l’homme sur la lune. Je n’étais même pas né quand c’est arrivé mais je crois que Neil Armstrong et Buzz Aldrin ont fait partie des premières personnes célèbres dont j’ai connu le nom (ne serait-ce que pour gagner un camembert au Trivial Pousuit).

Mais quand je m’attarde un peu autour de la polémique existant autour de cet événement, je me dis qu’il s’agissait peut être d’un petit pas pour l’homme mais d’un grand pas pour….. l’escroquerie.

En effet, de nombreux scientifiques dénoncent aujourd’hui des “anomalies” sur les photos ou dans les comptes rendus de cette mission Apollo : présence d’empreintes et de traces alors que nous sommes dans le vide et qu’il n’y a pas d’eau sur la lune, nombreux contre-jour, drapeau qui flotte dans le vide et sans vent, ombres illogiques, terre trop petite en arrière plan alors qu’elle est 4 fois plus grande que la lune, etc etc..). Bref, beaucoup d’éléments qui laissent croire que cette aventure aurait été tournée en studio.

Il faut dire qu’en 1969, en pleine guerre froide, tous les coups étaient permis pour prendre l’ascendant sur l’ennemi soviétique. Tous les domaines étaient sujets à rivalité (idéologique, politique, mais aussi sportif et bien sur spatial..) et là, il faut bien reconnaître qu’il s’agit d’un coup de maître… Echec et Mat comme aurait dit Karpov face à Fisher.

Personnellement, je m’en fous un peu et je crois que ça ne changera pas la face du monde. Avéré ou pas, Armstrong restera sûrement, pour l’Histoire et l’Humanité, le premier homme à avoir marché sur la lune. Mais cela nourrit en moi cette paranoïa aiguë qui me fait irrésistiblement croire à une quelconque théorie du complot (assassinat de JFK, Roswell, attentat du Pentagone… ).

J’avoue qu’aujourd’hui le doute (enfin mon doute) existe et que derrière les événements qui ont fait l’Histoire, je me demande toujours s’il ne se cache pas simplement une cause conspirationniste.

Enfin je ne sais pas si l’homme a vraiment marché sur la lune mais je suis sur que nous avons tous sauté à deux pieds dedans. Et si Buzz Aldrin a réussi à nous vendre une Citroën BX dans les années 90 c’est peut être justement parce qu’il s’était déjà entraîné… en studio.





Drôle de couple

20 07 2009

Elle et moi, vous n’y pensez même pas !!!

Combien de fois ai-je pu la montrer du doigt, la dénigrer, l’ignorer et me vexer des moqueries infantiles qui nous prêtaient une idylle.

Elle et moi ??

Ca me semblait impossible, nous n’avions rien en commun. Je me sentais libre, sûr de moi, indépendant. Alors m’encanailler avec, même l’espace d’une soirée, je me sentais trop fier ou trop confiant pour tomber aussi bas.  J’étais même sans doute le premier à m’en moquer lorsque je la voyais au bras d’un autre. Trouvant alors tous les qualificatifs pour plaindre, enfin me moquer du malheureux, enfin de l’imbécile.

A cette époque, j’étais fou amoureux d’une autre. Pour la première fois, peut être, j’avais peur que cette femme  me quitte, qu’elle ne m’aime plus et je me suis rapproché d’elle comme pour me rassurer. Elle m’a fait faire des folies, m’a tourné la tête et peut être qu’à cause d’elle, j’ai tout gâché.

Dois-je voir en elle la seule responsable ? Dois-je la rendre responsable de tous mes maux ? Toujours est-il qu’aujourd’hui je n’ose plus m’en moquer, car me moquer d’elle c’est un peu me moquer de moi car malgré tout, malgré moi, je sais aujourd’hui qu’elle fait partie de  ma vie…