Et maintenant que vais-je faire ?

25 09 2009

Avec un titre comme ça je suis sur que je vais au moins faire plaisir à une fan vu que j’ai découvert qu’il y avait des inconditionnels de Monsieur 100 000 volts.. sourires… En fait, je me rends compte que j’aurais presque pu faire un post complet sur l’homme à la cravate à pois, non pas que j’ai les mêmes goûts vestimentaires mais surtout parce que certaines de ses chansons finalement ne m’ont jamais vraiment quitté.

Enfin là et en ce vendredi, je voulais surtout m’arrêter sur la fin des aventures de mes amis de la maison des secrets et sur le désoeuvrement qui me guette dès demain…

Ce n’est peut être ni brillant, ni glorieux mais je suis un peu comme Obélix, je suis tombé dedans depuis que je suis tout petit (enfin surtout quand j’ai Loana, Jean-Edouard et le reste de la clique) et c’est un peu comme les rediffusions d’histoires naturelles : quand on a commencé à regarder on a toujours envie de connaître la fin pour se coucher rassuré de savoir que le gros Marcel a quand même fini par attrapper sa carpe à bord de son canot en plastique…

Enfin cette fois, je voulais surtout savoir si l’abominable secret rires de Cindy allait être découvert, si Emilie allait rester fidèle au machiavélique Léo, si Jonathan allait finir par descendre (enfin se ramasser la gueule) de son nuage pour les beaux yeux de la gamine…. Bref autant de questions existentielles et insolubles qui vont inéluctablement me faire acheter voici pendant les 2 prochains mois afin de retrouver avec impatience toute la faune bigarrée de la maison.

Donc ce soir une fois que tous les gens auront fini de taper 1, 2, 3 ou 4 sur leur portable merci pour les soussous et que le verdict sera tombé enfin surtout la cagnotte je ne pourrai plus poser un regard voyeur sur ces existences insipides et pourtant ô combien jalousées.

Finalement je crois que je vais me mettre au sudoku et fredonner tranquille la fin du best of mon Dieu ça passe trop vite  “ ..que ma vie me semble vide, mais je sais qu’un jour à Paris…”, bah si tu savais mon pauv’ Gilbert….





Narcisse

22 09 2009

Vous connaissez cette maxime de Talleyrand “ Quand je m’examine, je m’inquiète, quand je me compare, je me rassure “, elle aurait pu être la conclusion de ce post et de ma soirée d’hier, même si je la trouvais encore un peu trop timide pour exprimer la satisfaction initiale que j’ai pu ressentir, mais finalement je n’en retiendrai que la première partie…

En effet, ayant finalement retrouvé ma carte de piscine et mais il ne faut pas le dire toujours désireux de travailler un corps qui commence à me plaire je suis parti, serviette sous le bras, au centre aquatique.

Tout d’abord, satisfait de voir que mon maillot de bain était un peu trop grand, je me suis appliqué à choisir mon couloir ne sachant pas si j’arriverai encore à enchaîner les longueurs sans m’asphyxier au bout de 5 minutes.
- nageur débutant ? … hum… voyant déjà deux ou trois individus se débattre et s’enliser progressivement au fond du bassin, je me suis dit que j’arriverai toujours à faire mieux que ces futurs noyés.
- nageur moyen ? c’était déjà mieux mais la file était déjà impressionnante et il fallait faire une queue déjà trop longue pour moi avant de s’élancer.
- nageur confirmé ? il ne restait plus que celle là et présomptueux je me disais qu’après tout la natation c’est comme le vélo ça ne s’oublie pas.

Je m’élançais donc inquiet cependant de ne pas perdre mon maillot dès ce premier plongeon et je commençais à nager, retrouvant rapidement de bonnes sensations et un souffle satisfaisant et c’est ainsi le sourire aux lèvres et cela sans boire la tasse que j’ai nagé une bonne trentaine de minutes, m’enorgueillant à chaque fois d’avoir retrouvé une ligne pas d’eau cette fois qui m’avait depuis trop longtemps abandonnée.

Mais mon plaisir narcissique n’aurait pas été complet si je n’étais pas passé par l’espace sauna/hammam au prétexte d’éliminer encore quelques toxines.  Timide auparavant, cette fois je poussais fièrement la porte et constatait avec délectation les regards gênés envieux? de mes colocataires. Je me sentais dévisagé et plus particulièrement par les autres hommes qui cherchaient visiblement une “bouée abdominale” que j’avais laissé au vestiaire. Les pectoraux gonflés par la natation, les abdominaux saillants je crois que je serai bien resté des heures dans ce sauna tant je me sentais l’espace d’un instant à l’abri et éloigné de mes soucis quotidiens, bercé par mon autosatisfaction.

Mais il a fallu sortir et bizarrement, en me croisant dans le miroir, au lieu de m’arrêter sur un reflet que j’ai toujours désiré, je me suis senti soudainement… inutile.

reflet_ame_vide

peinture : Michele Zieser – reflet d’une âme vide





Energie solaire

21 09 2009

Il suffit parfois de pas grand chose pour démarrer la journée du bon pied et de bon humeur. Et le matin je sais que lorsque j’ouvre mes volets, si j’ai la chance d’apercevoir un petit rayon de soleil alors j’ai déjà un peu plus d’entrain pour entamer une journée parfois longue et pas toujours très amusante.

Ce matin, ce petit rayon de soleil n’était pas au rendez vous matinal et c’est un peu la mort dans l’âme à l’idée de devoir sortir une veste un peu plus épaisse pour me réchauffer que je me suis résigné à entamer cette journée, sous une grisaille qui depuis quelques semaine semble avoir pris ses quartiers.

Mais, facétieux, il s’est montré vers 10h15 et il a alors illuminé mon bureau et cette fin de matinée, redonnant le sourire, redonnant l’envie de mettre le nez dehors en se disant que malgré tout, il fait encore beau et doux. J’ai pu abandonner quelques instants la grisaille environnante, et je serai bien sorti pour le retrouver et le suivre.. mais il était trop tôt.

Alors je l’ai surveillé, espérant qu’il reste à mes côtés et m’accompagne jusqu’à midi et ma pause déjeuner. Mais il est reparti, sans prévenir, sans annoncer son départ ou son arrivée. Et depuis je le guette, je l’espère, qu’il se montre et vienne encore me réchauffer.

C’est à l’approche de l’hiver, quand ces apparitions sont comptées, que même un petit rayon de soleil devient essentiel pour illuminer une journée…

rayon_soleil





Intimité

18 09 2009

Dans mes relations avec les autres, il y a une préoccupation qui revient de plus en plus. J’ai en effet la sensation désagréable de ne pas savoir ou de ne pas réussir à créer de l’intimité.

Quand je parle d’intimité, je ne parle pas de comportements libidinaux qui me conduiraient inéluctablement sous la couette mais je parle essentiellement d’une relation dénuée de séduction dans laquelle l’autre ressent l’envie et arrive à se confier.

Je suis plutôt (assez ?) sociable, je connais beaucoup de personnes mais je m’interroge aujourd’hui sur la profondeur de ces relations. En effet, lorsque je regarde autour de moi, beaucoup de personnes entretiennent des relations privilégiées dans lesquelles ils vont pouvoir trouver une oreille attentive et/ou un peu de réconfort. De même je connais certaines personnes qui spontanément reconnaissent attirer les confidences, et un dialogue plus “personnel”.

Je peux donc parler de la pluie, du beau temps, du dernier match de l’OM (dont je me fous), de la dernière Mercedes (dont je me fous aussi), enfin toute une myriade de conneries qui m’insupportent de plus en plus et qui font qu’aujourd’hui souvent je finis par me taire et m’éclipser.

Je ne peux raisonnablement pas dire que cela vient des autres et même si je reconnais que l’on ne peut pas être “intime” avec tout le monde, le constat est que je suis intime avec personne ou presque. Cela vient donc de moi…

Souvent trop “drôle” pour masquer une relative timidité, ou pire “grande gueule” pour soi-disant m’en guérir, je crois puisqu’on me le dit  que j’ai une image assez froide, peut être un peu hautaine ou hermétique qui ne donne donc pas envie “d’ouvrir la porte”. Pourtant ceux qui me connaissent ne devraient-ils pas savoir que je suis “différent” ou alors pensent-ils et peut-être à juste titre que je ne suis pas capable ou assez sensible pour les écouter et les comprendre.

Il faut avouer et là aussi il est bien difficile d’ouvrir les yeux sur cette réalité que je ne suis pas un fin psychologue, des jugements un peu trop hâtifs, ou à l’emporte-pièce me font sans doute souvent passer à côté de l’essentiel et m’éloigne de cette compréhension humaniste qui aujourd’hui me manque.

Entouré mais finalement seul, englué dans une incompréhension de soi et des autres. Je me sens parfois comme dans une prison à regarder le monde vivre autour de moi. Serai-je donc alors un handicapé social ?

Pourvu que je trouve un jour le chemin de la guérison…

prison





Oraison

16 09 2009

La formule est sans doute maladroite mais un décès peut en cacher un autre et sans ces putains de statistiques, je crois que je ne l’aurais même pas su.

Je viens de voir que depuis deux jours, il y avait une fréquentation inhabituelle sur mon blog et bizarrement c’était pour consulter un vieux post, un des tous premiers.

Curieux, je suis allé voir dans mon ami google et j’ai ainsi appris que monsieur Willy Ronis était décédé le 11 septembre dernier à l’âge de 99 ans.

Etrangement, il représentait ou symbolisait beaucoup pour moi, il était un peu le parrain de mon blog, celui qui avait été l’un des premiers à habiter ma fenêtre. Il représente, enfin symbolise une autre ouverture sur le monde, une autre façon de voir les choses et un coup de foudre… pour le noir et blanc.

Je vous laisse avec la première photo que j’ai vu de lui, je m’en souviens comme si c’était hier.

nu_provencal

Alors j’avoue que je me sens triste, le coeur lourd, comme si j’avais perdu… un ange gardien.





Qué couillon !!!

14 09 2009

Il parait que le ridicule ne tue pas et pourtant parfois je crois bien que ça mériterait. Mon Dieu, il y a des fois où je crois que je me fais peur de me voir si crédule ou inattentif, alors je marche pas, je cours et après je saute à pieds joints. Si avec ça j’ai pas le record, je sais plus quoi dire.

J’adore le poker et même si je ne joue pas souvent, j’aime beaucoup regarder les émissions qui retransmettent ces parties alors je m’installe, je me cale et j’essaie de suivre, de deviner, d’anticiper le meilleur coup qui emportera la mise…

Jusque là, rien de grave me direz-vous… C’est vrai et vous avez raison. Armé de ma télécommande je scrute les 175 chaînes du câble à la recherche du diffuseur qui, sympathique, prendra le soin de m’accompagner et me bercer pour ma fin de soirée.

C’est alors que le programme télé me réveille brusquement en m’annonçant la retransmission assez tardive de la finale du “world uno tour”… Hein, quoi ??… Moi qui avait tant joué à ce jeu quand j’étais ado et/ou étudiant, je n’avais encore jamais assisté à une prestigieuse finale de ce jeu ô combien simple mais diabolique… Donc c’était décidé, je ne pouvais attendre et quitte à hypothéquer ma journée du lendemain j’étais prêt à tenir le coup pour assister les meilleurs stratèges mondiaux. Il n’y avait qu’une heure à patienter mais après tout quand on aime…

Je dois dire quand même que passée une heure du matin, les minutes s’égrènent lentement et j’avais beau me remémorer toutes ces parties jouées entre amis dont certaines avaient vu la séparation prématurée de jeunes couples fâchés d’avoir dû essuyer le gage un peu trop lourd à leur goût de celui ou celle qui était sensé donner amour et assistance et non pas les éloigner irrémédiablement d’une victoire promise pas facile d’être mauvais perdant.

Je commençais donc à en avoir marre et songeais un peu plus à mon lit lorsque l’heure fatidique arriva en mettant enfin mon coeur en liesse devant cet alléchant programme.

Et là… je dois dire que les premières minutes enfin secondes  m’ont paru  irrémédiablement suspectes, les deux commentateurs (Arnaud Gidoin et Sören Prévost) n’avaient rien des spécialistes attendus et les joueurs (Pascal Légitimus, Vincent Desagnat, Arthur Jugnot…) sonnaient le glas de mes espérances.

Et oui, j’étais sur Comédie et il ne s’agissait que d’une parodie d’une partie de poker. Pourquoi n’en avais-je pas douter avant ? Comment avais-je pu imaginer que ce jeu enfantin pouvait avoir son championnat du monde ? Comment surtout avais-je fait pour attendre une heure et y croire dur comme fer ?

La réponse était assez claire mais pas vraiment flatteuse, un gros couillon… benêt… nunuche enfin les synonymes ne manquaient pas… alors je suis allé me couché, sans pouvoir faire autre chose que de rire de moi, en me promettant qu’on ne m’y reprendrait pas de sitôt (… enfin jusqu’à la prochaine fois).

Uno_7

Le pire, c’est qu’il faut vraiment avoir envie de rien faire pour écrire des conneries pareilles.. sourires





Y’en a partout !

11 09 2009

Je vous jure que j’ai pas fumé, ni bu et que je ne fais l’objet d’aucune hallucination mais toujours est-il que je vois des amoureux partout et ça fait chier !!!

Deux jours de beau temps, une veille de week-end et voilà qu’ils sortent comme des escargots un jour de pluie, à la différence notable qu’ils vont par deux et à la ressemblance tout aussi notable qu’ils bavent presque autant en se léchouillant passionnément le museau beurk !

Vous ne les voyez pas vous ?… ils sont pourtant faciles à reconnaître : ils marchent doucement, de préférence en zig-zag, rient pour un rien et parfois, ô comble de la provocation, s’arrêtent main dans le main pour regarder enfin je devrais plutôt dire contempler un papillon ou pire une coccinelle…

Manque plus qu’un dégoulinant “chabadabada” résonne dans les ruelles étroites de la vieille ville pour que je demande l’asile politique chez les Inuits, non pas qu’ils soient moins amoureux que les autres mais avec -40° C ça doit quand même ôter quelques envies de répandre son bonheur dans la rue…

Enfin ce midi, il a vraiment fallu que je me retienne de ne pas en écraser deux qui traversaient nonchalamment la rue devant moi, sachant que j’aurais largement pu invoquer la légitime défense au tribunal.

- ” Hé vous savez, M’sieur le juge :  ils se reproduisent je pense même que c’est une évidence,  ils n’ont pas de prédateur alors si on autorise pas la chasse à l’amoureux, ils vont bien finir par pulluler si ça n’est pas déjà trop tard et en plus, vous savez quoi, ils me narguent…”

Jaloux moi ?.. oui peut être .. et alors !!! rires





Pas de polémique

4 09 2009

Une fois n’est pas coutume, le coeur au repos et les pieds bien sur terre, j’ai pris ma lorgnette cathodique par l’autre côté et immunisé  contre les tribulations orchestrées et belliqueuses des “habitants” de la maison  mais ça il faudra que j’en reparle, je suis allé un peu plus loin dans l’exploration des touches de ma télécommande et je me suis arrêté sur un pladoyer d’Elisabeth Badinter à l’adresse de celles qui défendent et portent volontairement la burka.

En effet, il serait trop simple et sans doute réducteur de penser qu’elles sont toutes contraintes ou obligées. Et sans vouloir ici lancer ou relancer un débat qui sans doute me dépasse, imperméable que je suis à l’idée d’assimiler cette tradition qui ne relève parait il pas du commandement religieux  à ce qui selon moi ressemble à une forme d’asservissement, je reconnais évidemment le droit pour  chacun de disposer de sa vie, pourvu que ce soit librement…

Je peux bien sur entendre les mots coutumes, rites, foi, valeurs, respect…  Et pourtant à chaque fois j’ai envie de répondre : “en quoi cela est-il nécessaire ?, en quoi la femme peut-elle avoir besoin de cela pour se reconnaître, s’affirmer et s’épanouir ?

Mais au dela de mes deux questions, j’ai entendu ces mots qui justement, sans vouloir convaincre,  interpellent au nom de ces libertés souvent revendiquées…

” … En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez.
C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer. Elles ne le peuvent pas…
Pensez-y…”





Gourmandise ?

2 09 2009

“J’ai envie d’une tablette de chocolat”… Voilà en quelques mots la pensée qui m’habite du réveil jusqu’à l’endormissement, au delà de l’envie, cela devient une obsession..

Une tablette de chocolat, aux carrés bien dessinés, qu’on a envie de toucher, de lécher, de dévorer. Une tablette de chocolat pour moi bien sur, mais que je prendrai aussi plaisir à offrir et à partager.

Je pourrais vous jouer les Misérables et dire que je n’en ai jamais eu, et qu’à la place j’avais tout juste une orange ou plutôt la peau ou alors parodier Richard III de Shakespeare et vous offrir mon royaume pour cette maudite tablette.

“J’ai envie d’une tablette de chocolat !! ” : Et ne me dites pas que c’est un caprice, si vous saviez ce que je fais pour l’avoir, ça fait bientôt deux mois que je la guette, que je l’espère…

Mais surtout, de grâce, ne m’en envoyez pas, ça serait alors pire que tout !!