Pas de polémique

4 09 2009

Une fois n’est pas coutume, le coeur au repos et les pieds bien sur terre, j’ai pris ma lorgnette cathodique par l’autre côté et immunisé  contre les tribulations orchestrées et belliqueuses des “habitants” de la maison  mais ça il faudra que j’en reparle, je suis allé un peu plus loin dans l’exploration des touches de ma télécommande et je me suis arrêté sur un pladoyer d’Elisabeth Badinter à l’adresse de celles qui défendent et portent volontairement la burka.

En effet, il serait trop simple et sans doute réducteur de penser qu’elles sont toutes contraintes ou obligées. Et sans vouloir ici lancer ou relancer un débat qui sans doute me dépasse, imperméable que je suis à l’idée d’assimiler cette tradition qui ne relève parait il pas du commandement religieux  à ce qui selon moi ressemble à une forme d’asservissement, je reconnais évidemment le droit pour  chacun de disposer de sa vie, pourvu que ce soit librement…

Je peux bien sur entendre les mots coutumes, rites, foi, valeurs, respect…  Et pourtant à chaque fois j’ai envie de répondre : “en quoi cela est-il nécessaire ?, en quoi la femme peut-elle avoir besoin de cela pour se reconnaître, s’affirmer et s’épanouir ?

Mais au dela de mes deux questions, j’ai entendu ces mots qui justement, sans vouloir convaincre,  interpellent au nom de ces libertés souvent revendiquées…

” … En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez.
C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer. Elles ne le peuvent pas…
Pensez-y…”





Gourmandise ?

2 09 2009

“J’ai envie d’une tablette de chocolat”… Voilà en quelques mots la pensée qui m’habite du réveil jusqu’à l’endormissement, au delà de l’envie, cela devient une obsession..

Une tablette de chocolat, aux carrés bien dessinés, qu’on a envie de toucher, de lécher, de dévorer. Une tablette de chocolat pour moi bien sur, mais que je prendrai aussi plaisir à offrir et à partager.

Je pourrais vous jouer les Misérables et dire que je n’en ai jamais eu, et qu’à la place j’avais tout juste une orange ou plutôt la peau ou alors parodier Richard III de Shakespeare et vous offrir mon royaume pour cette maudite tablette.

“J’ai envie d’une tablette de chocolat !! ” : Et ne me dites pas que c’est un caprice, si vous saviez ce que je fais pour l’avoir, ça fait bientôt deux mois que je la guette, que je l’espère…

Mais surtout, de grâce, ne m’en envoyez pas, ça serait alors pire que tout !!





Brouillon de culture

31 08 2009

Ayant déjà offert ma virginité “taguesque”, ce n’est pas l’euphorie qui m’a d’abord envahi mais une relative appréhension en me demandant ce qui allait me tomber dessus, mais un TAG sur la lecture, je l’aurais peut être redouté il y a encore 4 ou 5 ans mais là, c’est un plaisir ;-)

Merci Dominique et s’il faut passer le relai alors je passe la main à Agatha…

 1 – Plutôt corné ou marque page ?

Trop maniaque pour plier une page, je n’utilise que des marque page.. toujours le même (enfin j’essaie) et j’ai horreur de le perdre.

2 – As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oui, mais trop peu, surtout quand ils sont bien choisis. Pas le livre qu’on achète histoire d’avoir enfin un cadeau, mais le livre qui nous habite et que l’on a envie de faire lire…  Et, ils ont une place à part sur mon étagère.

3 – Lis-tu dans ton bain ?

Ca m’est arrivé quelques fois mais ça n’est pas mon endroit préféré.

4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui… une autobiographie ou alors un mélange de James Bond, Da Vinci Code et Histoire d’O.

5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

J’ai du mal à accrocher, je me sens pris au piège sans savoir si je pourrais aller au bout. 
En revanche j’aime les romans où l’on va retrouver les mêmes personnages dans des histoires différentes.

6 (et 17) – As-tu un livre culte ?

J’en ai plusieurs qui illustrent et me rappellent des moments de ma vie. 
Le premier : les particules élémentaires de Houellebecq et le dernier : la liaison de Dillon.

 7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?

Jamais…  sauf celui de mes cours de droit

8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?

Pas particulièrement, enfin j’en parle peu..
J’aimerai juste parfois partager mon enthousiasme et mon envie de  faire lire tel ou tel livre mais cela reste souvent un moment d’évasion très personnel…

9 – Comment choisis-tu tes livres ?

De plus en plus, sur les conseils d’un ou d’une amie.
Mais avant c’était en flânant dans la librairie et en me laissant accrocher par un titre ou une couverture…

10 – Aimes-tu relire ?

Pas le moins du monde.. Quelque part je crois que j’aurais peur de ne plus retrouver les mêmes sensations.

11 – Une lecture inavouable ?

Sourires,  inavouable le mot est sans doute un peu fort (peut être juste des livres qu’on ne va pas raconter à un déjeuner d’affaires) mais je ne me cloisonne pas à lire seulement un style, j’aime découvrir des univers : que ce soit celui de la mode londonienne d’une jeune avocate, celui d’un officier allemand de l’allemagne nazie ou encore l’amour passionné d’une femme vivant sa soumission…

12 – Des endroits préférés pour lire ?

Le train.. surtout le train

13 – Un livre idéal serait pour toi ?

Ce serait un thriller érotique dans un univers un peu sombre : l’univers de basic instinct sous le regard aiguisé de Sherlock Holmes..

14- Lire et manger ?

Les livres, je les dévore mais ça s’arrête là…

15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?

Lecture en musique, toujours. Le casque rivé sur les oreilles afin de m’isoler du reste du monde, une musique un peu lounge et alors plus rien ne compte…

16 – Le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?

Je n’aime pas abandonner en cours de route, alors j’ai souvent tendance à me forcer un peu mais après tout ce n’est qu’un livre et s’il m’ennuie vraiment, c’est direction le placard…

18 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?

Ou plutôt une catégorie.. les philosophes. Je me suis forcé un peu (deux fois) mais j’avoue que j’ai vraiment beaucoup de mal…

19 – Ton livre de chevet tout de suite ?

En ce moment, aucun. J’ai beaucoup lu pendant les vacances alors là je suis en pause, mais il est déjà acheté…





La sortie des écoles

27 08 2009

Puisque j’en suis à faire l’inventaire de mes souvenirs émouvants, je vais profiter de l’occasion pour confesser un de mes péchés coupables :  j’aime faire la sortie des écoles… primaires.

Attention ne me dénoncez pas tout de suite à un quelconque service judiciaire, car si je choisis ces établissements c’est justement parce qu’on y rencontre parfois de bien jolies et jeunes mamans…  En plus pas besoin d’avoir un bambin dans l’établissement pour attendre à la grille, et parfois au bout de quelques jours on peut même se faire adopter par le collège cancanant des mamans du quartier.

- Pardon, madame, mademoiselle ? La cloche a déjà sonné ?
- Pas encore monsieur, il n’est que 16h25
- Je n’ai pas encore mes habitudes, je viens juste d’emménager….

Et voila et parfois avec l’aide du ciel et de quelques nuages on peut négocier un coin de parapluie.

Une alliance, pas d’alliance, il faut être attentif et savoir rapidement cerner parmi les éventuelles courtisées, celles qui pourraient être réceptives.  Considérant aussi qu’un regard appuyé sur ma silhouette traduit un désintérêt prononcé pour d’autres considérations pédagogiques.

Je dois sans doute être le seul à attendre la prochaine rentrée, impatient de retrouver celle qui m’a subitement fait souvent faire un détour avant de me rendre au bureau pourvu qu’elle n’ait pas déménagé. Je l’ai aperçue pour la première fois courant juin, un matin alors que j’étais un peu en retard, aux abords de l’école de mon quartier.

Je l’avais trouvée séduisante et étonnamment élégante à coté de certaines autres mamans pour lesquelles enfance semble rimer avec négligence. Affairée, elle semblait avoir maille à partir avec le petit dernier pour le faire sortir de sa voiture mal garée mais j’avais trouvé qu’elle avait su garder une jolie élégance.

J’étais revenu le soir, mais en vain : la garderie ou pire un papa attentionné l’avait indéniablement éloignée de ma route. Alors je me contentais de ces matins empressés où je ne pouvais que me réjouir de la retrouver l’espace d’un instant, toujours jolie, un brin sexy, j’avoue que je la trouvais très attirante cette jolie maman que je ne voyais pourtant qu’en femme.

Que pouvait-elle faire ensuite, un boulot, les courses, le ménage ? Et si pour une fois ça n’était qu’un café, pourrait-elle oublier, se laisser emporter ou suis-je le seul à rêver, qu’elle et moi, pour une journée c’est notre vie et plus les cours que nous pourrions sécher…





4° dimension

26 08 2009

En la quittant j’avais une boule au ventre et presque une larme au coin de l’oeil, j’aurais voulu rester près d’elle même si je ne la connaissais pas.  L’espace d’un instant, j’ai cru que j’allais perdre la raison car je n’avais jamais connu un tel trouble.

J’étais en train de tomber amoureux d’une image, simplement parce qu’elle lui ressemblait, simplement parce que la nature lui avait donné les mêmes traits, les mêmes yeux, les mêmes cheveux.

Je ne sais pas comment elle s’appellait, je n’ai même jamais entendu sa voix mais j’étais juste content de la retrouver, de l’apercevoir.  J’avais envie de passer du temps avec elle, enfin avec son image. Perdu, j’avais parfois l’impression de pouvoir retrouver les mots, les sensations, qu’elle aurait fini par me répondre, comme si finalement elle avait pu devenir cette autre femme.

“Viens… chut…tu lui ressembles tellement…”

Je pense qu’elle m’aurait simplement pris pour un fou, et je crois que j’aurais fini par le devenir…





La piscine

25 08 2009

De trois quart, je distinguais tout juste la pointe de ses seins alors qu’elle lissait ses cheveux s’apprêtant à sortir de l’eau.  Je m’élançais et d’un plongeon, suivi d’une brasse coulée, j’avais traversé toute la piscine pour venir effleurer et remonter le long de ses jambes.

L’eau ruisselait encore sur mon visage quand elle s’est retournée pour m’embrasser à pleine bouche. Sa peau dorée et mouillée luisait sous le soleil et déjà ses mains caressaient mon torse.

Je plongeais sur ses seins, nus , son ventre, ses fesses. Mes caresses se faisaient plus gourmandes, plus intimes et je ne cachais déjà plus une profonde excitation. Ce qu’il restait de nos maillots est rapidement partie à la dérive.

Je l’ai prise dans mes bras, ses jambes s’enroulant autour de ma taille, nos langues dansaient encore et elle est venue se fondre sur moi. Le contact chaud de son sexe remplaçait alors celui plus frais de l’eau et nous nous sommes étourdis dans un ballet aquatique. Je léchais, buvais l’eau coulant sur ses seins, elle me regardait, souriait et me disait les mots les plus excitants qui soient.

Elle voulait que je la baise, que je la prenne, au soleil, dans la piscine, là, maintenant. Elle avait su provoquer, attiser mon désir, d’une seule pose, lascive, sensuelle. Je ne sentais alors plus que le contact intime de nos deux sexes, jusqu’à ce que l’orgasme nous submerge… ensemble.

piscine





Un cadeau empoisonné

17 08 2009

2010.. Finis la R16 de papa, les jeux de vings heures sur FR3, le poulet dominical et l’aspirateur-cadeau pour l’anniversaire de maman.
On ne voyage pas encore en navette et le ménage ne se fait pas tout seul, mais la mode des traditionnels cadeaux domestiques a elle aussi vécu et aujourd’hui, pour être tendance, il est indispensable d’offrir un sextoy à sa compagne (en faisant quand même attention de ne pas le déposer au pied du sapin – sacré Père Noël).

Il semblerait que cette attention ludique et coquine constitue le dernier piège tendu à l’homme moderne. C’est un peu comme faire entrer le loup dans la bergerie et imbéciles que nous sommes, nous avons tous (ou presque) succombé à cette “fashion attitioude”.

En effet, d’une part, par sa fiabilité à toute épreuve (pour peu que l’on ait pas oublié de mettre des piles), il encourage madame à penser que l’orgasme est automatique (encore mieux que les antibiotiques) et par conséquent bien malheureux est celui qui échoue là ou même “Tupperware” triomphe.

D’autre part, et cela en dépit des 15 années d’efforts de l’industrie pornographique qui démontre (au moins chaque premier samedi du mois) qu’il ne peut pas y avoir de rapports sexuels autre qu’acrobatiques, madame redécouvre, sans doute avec délectation (ho, la paresseuse) que la position de l’étoile de mer est tout aussi efficace et beaucoup moins fatigante pour atteindre ce fameux 7° ciel. Inutile alors de nous échiner à attendre une quelconque chevauchée héroïque, l’homme ne jouira plus que par le seul fruit de son labeur…

Alors à tous ceux qui avaient encore la secrète attention de “faire plaisir” à madame. Qu’ils réfléchissent à deux fois avant de se tirer (eux mêmes) une balle dans le pied et qu’ils aillent dare-dare chez Darty, acheter le dernier robot Moulinex, au moins celui là, il ne nous fera pas de concurrence…





Hervé Lewis

14 08 2009

Je ne pouvais continuer à exposer ici des photos noir et blanc sans m’arrêter une fois encore sur celles qui ont malgré tout bercé ma jeunesse. En effet depuis le début des années 90, Aubade la marque de lingerie s’affiche et distille avec humour des leçons qu’il est bien difficile de toujours méditer.

Ainsi une bonne centaine de préceptes ont déjà largement éparpillé ma concentration. Parmi les photographes qui perpétuent la légende (B.Matussière, H.Bruhat, M.Perez,  JM.Turpin…) j’ai été étonné de retrouver Hervé Lewis…

En effet, sans doute plus connu comme le coach sportif des stars (J.Halliday,M.Farmer,  J.Réno, E.Béart), je n’aurais jamais imaginé qu’il soit aussi l’auteur des leçons 27 à 53 et qu’il puisse être un photographe reconnu ayant également réalisé des reportages pour de célèbres magazines.

Et comme dirait mon philosophe du moment ” Méfiez-vous des apparences” … sourires… la preuve en image :

lecon31





C’est flou ça…

12 08 2009

Quand la réglementation concurrence l’absurde, je crois qu’on obtient ça :

SNCF/Nouveau TGV/161105/Charleville-Mézières/Ardennes 08

ou ça

maillot_foot

En effet au nom de l’interdiction de la publicité sauvage, on floutte à tour de bras les logos, les marques espérant ainsi libérer le pauvre téléspectateur que je suis de l’influence néfaste du marchandising. 

J’ai du mal à croire que ça soit efficace car non seulement la plupart de marques restent souvent très identifiables (cf. les exemples ci dessus),  voire même et c’est sans doute un comble le flou attire l’oeil au point que l’on se surprend à identifier la marque là où elle serait initialement passée complètement inaperçue.

Enfin je trouve remarquable de se donner autant de mal pour avoir un résultat aussi vain que ridicule et je crois sincèrement qu’il y a des artifices bien plus efficaces pour rendre les marques inaperçues, ou presque…

maillot_bain

N’est ce pas ?.. sourires





Prochaînement…

7 08 2009

parasol